Filles de Lilith / Sarah Blau

Filles de Lilith / Sarah Blau

couverture du roman Filles de Lilith de Sarah Blau

Un tueur en série sévit à Tel-Aviv. Chaque victime est retrouvée ligotée, un poupon entre les mains, le mot « mère » inscrit sur son front.
Sheila Heller, spécialiste de la Bible, connaît les victimes. Elle connaît aussi la nature du pacte qu’elles ont conclu vingt ans plus tôt, lorsqu’elles ont décidé de devenir les « Autres ». Et elle sait qu’elle pourrait bien être la prochaine sur la liste.
Ce qu’elle ignore, en revanche, c’est qui peut être à l’origine de ces crimes rituels macabres. D’autant qu’aux yeux de la police, tout l’accuse…

Avis : J’ai été emportée par Filles de Lilith dès ses premières lignes. Sarah Blau y instaure une tension implacable autour de Sheila. Son ancienne meilleure amie, Dina, a été retrouvé morte, ligotée, avec le mot « maman » écrit sur le front et un poupon dans les mains. Elle sent qu’elle fait parti des suspects auprès du splendide et jeune inspecteur Micha. Car il y a 20 ans, Dina, Ronit, Na’ama et Sheila ont fait un pacte… mais quel est-il ?

L’autrice fait montre d’un diabolique sens du suspense. Il y a des suspicions de toutes parts, des flash-backs, des personnages qui apparaissent et qui disparaissent… J’ai aimé le rythme saccadé de l’avancée de l’enquête. J’adore la couverture mystérieuse.

Sarah Blau parle des femmes de la bible qui n’ont pas eu d’enfant, et y incorpore un pan de ce qui se passe en Israël aujourd’hui. « Le fait d’enfanter est une réussite, presque un prérequis pour réussir sa vie. » Dans Filles de Lilith, les désirs, que ce soit d’enfants, de réussite sociale ou de sexe, prennent racine il y a 20 ans… et déclenchent des réactions étonnantes, sournoises ou sordides.

Encore une belle découverte israélienne pour moi ! Beaucoup plus intello que Tel Aviv suspects mais tout aussi dépaysant. Aussi déroutant, mais moins poétique qu’Une deux trois. Bref, je vous conseille chaudement de vous mettre au polar juif !

Roman publié aux éditions Presses de la cité (Sang d’encre) – Traduit de l’Hébreu par Sylvie Cohen

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