
La découverte du corps de Michael Lobb, sauvagement assassiné, fait voler en éclats la paix de Trevellas. Dans ce hameau reculé de Cornouailles, les soupçons de l’inspectrice Beatrice Hannaford se portent sur une compagnie minière désireuse d’acquérir les terres de Lobb. Mais quand on découvre que, contrairement à Michael, son frère désirait vendre, et que la jeune veuve est volage, l’affaire se complexifie.
Lorsque le frère de Dairdre, l’ancienne compagne de Lynley, est mis en détention provisoire, Barbara Havers, venue se mettre au vert après un épisode difficile, décide de leur prêter main-forte pour tenter de tirer le jeune homme de ce mauvais pas.
Entre histoires de famille, rancœurs et mensonges, Beatrice, Barbara et Lynley devront traverser les ombres du passé pour faire la lumière sur la vérité.
Avis : Pour cette nouvelle enquête de son duo fétiche Lynley et Havers, Elizabeth George nous emmène cette fois en Cornouailles. Nous y retrouvons le personnage de l’inspectrice Beatrice Hannaford rencontré dans Le rouge du péché ; je l’avoue, je n’avais pas le moindre souvenir d’elle, mais ce n’est pas gênant pour la lecture . Elle y enquête sur le meurtre brutal d’un petit exploitant créateur de bijoux. Entre la grosse boite qui voulait racheter son terrain, le jeune épouse éplorée (mais vu leur grande différence d’âge, est-elle vraiment si éplorée ?), l’ex-femme bafouée, les enfants qui auraient bien besoin de l’héritage… les suspects ne manquent pas.
On peut plus ou moins considéré que le roman se découpe en 2 parties : la première où l’on découvre les différents protagonistes, leurs interactions et un début d’enquête. Mais cette partie est principalement centrée sur les personnages, dont Michael, le mort !, avec des chapitres de son point de vue qui vont émailler toute l’histoire. Et je dois dire que je ne l’ai vraiment pas aimé du tout ! Son comportement, avec sa femme et sa maîtresse m’a débecté. Je l’ai trouvé méprisable, jusque dans la façon dont il parle de cette dernière ensuite…
La seconde partie est un peu plus centrée sur l’enquête, mais il faut attendre la moitié du bouquin pour que Lynley, et surtout Havers, interviennent. Même si j’étais ravie de les retrouver, j’ai trouvé que globalement la répartition entre suivi des protagonistes impliqués dans l’affaire et enquête policière était mal équilibrée, avec pas assez de cette dernière à mon goût. Le fait que je n’ai réussi à m’attacher à aucun des personnages y a certainement joué aussi.
Je pense que c’était dur de passer après son dernier roman, Une chose à cacher. Pour nous, comme pour Elizabeth George elle-même. Il était non seulement excellent, mais le sujet – l’excision qui a tragiquement encore cours dans certaines cultures – était vraiment fort. Avec Une si lente agonie, on est dans une histoire beaucoup plus simple, à tous points de vue. Et je dois dire que ce n’était pas, pour moi, son roman le plus inspiré, trop simple par rapport à ce à quoi elle m’avait habitué. Pratiquement tout le long du bouquin je me suis dit « non, c’est pas ça », eh bien si, c’était ça !
Une si lente agonie d’Elizabeth George est un roman publié aux Presses de la cité (Noir) -Traduit par Nathalie Serval











