Drame de pique / Sophie Hénaff

Drame de pique / Sophie Hénaff

Couverture de Drame de Pique de Sophie Hénaff

Juin 2022.
Le phénomène dit des « piqûres en soirée » prend de l’ampleur sur le territoire. Alors que l’ensemble des polices s’active sur l’affaire, l’hétéroclite brigade des « Poulets grillés » poursuit ses parties de cartes dans son appartement-commissariat des Halles. Jusqu’à ce que deux femmes meurent soudainement près de l’Opéra. La brigade criminelle lie immédiatement les homicides à la piste des piqûres, mais les Poulets, eux, pensent qu’un ancien serial killer, nommé La Main de Dieu, utilise la psychose à ses fins. Il vient justement de sortir de prison…
La commissaire Anne Capestan et ses poulets sont mis au premier plan de l’affaire, mais s’ils parviennent à la résoudre ils devront quitter leur cocon des Halles et intégrer le Bastion, le nouveau siège de la PJ, dans le quartier des Batignolles. Ce qui leur pose un grand dilemme : arrêter un meurtrier ou poursuivre leur paisible retraite…?

Avis : J’attendais impatiemment de lire pendant les vacances, ce 4eme opus de notre sublime équipe de « losers » selon l’avis de notre société si standardisée. Et c’est avec délectation que j’ai entrepris ce Drame de Pique. Il a tellement bien lancé mon été que j’ai lu 10 livres en 13 jours puis quelques temps plus tard 2 de plus en 4 jours.

On retrouve la Capestan qui dirige son équipe de loin car rien ne vient vraiment troublé l’après Covid question affaire policière. Elle a deux collègues en télétravail en Bretagne, Eva qui planche toujours sur des scenarios, D’Artagnan alias Saint Lô qui est en hôpital psy, Orsini est à la retraite au fin fond des Yvelines et LeBreton file le parfait amour avec son nouvel homme.

Il y a bien cette histoire de piqûres dans des lieux publiques qui affole, certes mollement, les gens. Certains portent des traces de piqûres mais aucun effets secondaires. Une psychose en coton… jusqu’à ce qu’il y a ait finalement un décès et 2 hospitalisées ! Le même jour que sort de prison le tueur à la seringue d’il y a 20 ans…

Et c’est donc le rappel des troupes qui se sentaient comme des « poulets oubliés ».

Avec leurs pires côtés qui se transforment souvent/parfois en avantages, vont-ils trouver les preuves pour arrêter le tueur avant d’autres morts ? Et pourquoi les meurtres se rapprochent-ils de Capestan comme cette jeune barmaid du café d’en bas de leur QG/appartement ? Est-ce encore quelqu’un de lié à leur groupe comme dans les autres tomes ?

Si seulement il n’y avait QUE l’enquête ! Mais un nouveau commissaire divisionnaire vient leur rendre visite, Tom Bourbon Marcus, et fait son « inclueur »… et ce n’est peut être pas une bonne nouvelle…

Quel plaisir des rebondissements, des façons de penser différentes et je ne dis pas différentes car ils sont HPI ou autiste ou juste hautement intelligents comme beaucoup de séries (HPI,Sherlock), ou romans (Conan Doyle, Agatha Christie et son Hercule poirot ou plus récemment les personnages de Pendergast et l’Horripilante Constance de Preston and Child…). Non je parle de différence de tons, de vraie naïveté ou confiance dans l’être humain, de vision de vie… d’ouverture aussi. Bref, cette enquête fut un grand moment de n’importe quoi pour bousculer nos habitudes et ça fait un bien fou !!!

Vive nos poulets cabossés et foutraques mais brillants ! On me repiquera à lire la suite, si suite il y a !

Roman publié aux éditions J’ai lu.

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