Cosmos incarné / Jean-Michel Ré

Cosmos incarné / Jean-Michel Ré

couverture du roman cosmos incarne de jean-michel re

La fleur de Dieu, Tome 3

Dix jours après l’ouverture des portes du ciel, le Cosmos s’incarne aux quatre coins de l’univers.
À l’échelle des hommes, le seigneur de Latroce continue son œuvre de fureur et de chaos, animé par une colère inépuisable. Maître Kobayashi, quant à lui, arpente la voie de l’Enfant, essayant de trouver le véritable sens à son enseignement : « Semez le Chaos dans l’Harmonie, comme le projectile sème le trouble dans l’eau immobile.

Répandez de l’Ordre dans le Désordre quand le Faux gagne sur le Juste. Propagez la subversion créative quand la Loi devient indigne. Cultivez le Beau et le Bon. »
À la lumière de la Fleur de Dieu, un spectaculaire dénouement se profile.

Avis : J’avais beaucoup aimé les 2 premiers tomes de cette saga à l’univers ambitieux et riche, je n’ai donc pas hésité à sauter sur Cosmos incarné, qui vient conclure l’aventure débutée dans La fleur de Dieu. À moins que ce ne soit ici que le début d’une nouvelle aventure…

Suite directe des Portes célestes, nous retrouvons les protagonistes rencontrés précédemment : l’Enfant et son disciple Kobayashi, le seigneur de Latroce et ses clotroces, et les membres de Fawdha’Anarchia. Trois tableaux qui se rejoignent pour former une peinture cohérente et interconnectée de ce space opera.

Après la religion et le pouvoir, Cosmos incarné est plus philosophique. On y parle de spiritualité, de conscience du tout. Moins d’action, mais aucune lenteur grâce à l’alternance des différents points de vue. L’auteur ne propose pas seulement un bon roman de science-fiction, mais personnellement j’y vois une dimension sociétale profonde, qui était déjà présente dans les précédents volumes, mais que je trouve ici plus marquée. En filigrane, Jean-Michel Ré dessine un constat désenchanté du monde d’aujourd’hui et de l’avenir qui nous attend.

Cosmos incarné ne répondra pas forcément à toutes les questions, mais est-ce vraiment nécessaire ? Pour ma part je suis sortie pleinement satisfaite de cette conclusion. Et comme à chaque fois les épigraphes sont justes géniaux. Je ne me lasse pas de les lire et relire.

Et, à nouveau, sur les cendres de la mort
Finissent par fleurir de nouvelles vies
Histoire de pouvoir dire : encore !
Comme l’écho, à l’infini, nous le crie.Geste des Myriades

Roman publié aux éditions Albin Michel (Imaginaire)

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