Les portes célestes / Jean-Michel Ré

Les portes célestes / Jean-Michel Ré

Couverture de Les portes célestes, tome 2 de La Fleur de Dieu, de Jean-Michel Ré

La fleur de Dieu, Tome 2

Attaqué par des clones de combat non identifiés, l’Empire s’enfonce lentement dans le chaos. Des mégapoles entières ont été dévastées par des explosions nucléaires et les troupes impériales échouent à rétablir l’ordre. Tandis que l’Empereur convoque la noblesse pour confondre l’instigateur de ces attaques concertées, maître Kobayashi se réveille sur une planète paisible où l’a emmené l’Enfant, cet énigmatique messie qui n’a encore livré aucun de ses secrets. Dans ce havre de paix, Kobayashi va devoir poursuivre sa formation spirituelle et guerrière, non pas pour mettre un terme au chaos qui embrase l’Empire, mais pour mener l’Humanité sur la Voie. Car l’Empire est perdu, il l’a toujours été.

Avis : Si l’entrée dans le monde de La fleur de Dieu avait pu paraître légèrement difficile, Les portes célestes se lit tout seul. J’avais été ravie de découvrir l’univers de Jean-Michel Ré dans le premier tome et c’est avec délice que je me suis plongée dans cette suite !

Tout va très vite et très lentement à la fois car nous suivons plusieurs tableaux en même temps : la Fawdha’Anarchia, les manigances du Seigneur de Latroce, l’Empereur et ses séides, et les plans virevoltants de l’Enfant… Suite directe du tome 1, l’heure de la confrontation est arrivée et les différentes instances s’apprêtent à se télescoper. Le Seigneur de Latroce met la dernière main à son complot visant à renverser l’Empereur, tandis que l’Enfant forme Kobayachi à mener l’humanité. Ouaip, rien que ça !

Les portes célestes est plus politisé que ne l’était son prédécesseur. Jean-Michel Ré nous offre quelques réflexions sur l’exercice du pouvoir, la liberté et les dérives de la technologie supposée nous apporter confort et bien-être. Le monde est toujours aussi riche, et si nous sommes dans un space-opera très visuel, avec son lot d’action, il y a définitivement plusieurs strates à ce roman. Je le trouve même un brin philosophique. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé l’idée que l’Enfant ne soit pas un messie mais un « devenir en expansion ».

Mais ce qui m’a surtout marqué dans ce 2e volet, c’est la musique du texte. Il y a des passages qui sont de pure beauté, et notamment dans les épigraphes en début de chapitres. Jean-Michel Ré est un vrai poète ! Les discours de Latroce, également, haranguent et scandent, créant leur propre mélodie.

C’est donc avec un grand plaisir que j’arpenterai « la superposition aléatoire des possibles imaginaires » du dernier volume, Cosmos incarné, prévu l’année prochaine !

J’ai foulé des océans sans nom,
Bondi sur des forêts sans fond.
J’ai parcouru l’immense univers
En une course folle et éphémère.
Et c’est ainsi que je chemine
Loin des illusions purpurines.

Roman publié aux éditions Albin Michel (Imaginaire)

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