La huitième couleur / Terry Pratchett

La huitième couleur / Terry Pratchett

couverture du roman la 8e couleur de terry pratchett

Les annales du Disque-monde, Tome 1

Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à doss de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapce de la Grande Tortue. Oui, c’est le Disque-monde.
Les habitants de la cité d’Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l’air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes.
Tellement inoffensif que le Praticien avait chargé le calamiteux mage Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu’au Bord du Disque.
Car Deuxfleurs était d’une espèce plus redoutable qu’on ne l’imaginait : c’était un touriste…

Avis : Ça y est, je peux mourir tranquille, j’ai lu une Annale du Disque-monde !

Comment ne pas aimer ce Disque-monde posé sur le dos de la tortue géante A’Tuin ? Avec ses quatre éléphants et son continent pour contrepoids, avec sa grande cataracte qui passe le rebord et s’écoule dans l’espace, avec les noms de personnages ou de villes plus qu’étranges (Ankh la fière et Morpork la putride, Colinmaille l’aveugle et Rincevent le mage et bien sûr Deuxfleurs…), avec ses métiers bizarres (astropsychologues, astrozoologistes, mage noir, mort – et oui la mort est un métier… difficile en plus) et les deux théories de sa création (big bang ou grande secousse si deux tortues se rencontrent et se montent dessus…).

Bref, comment ne pas rire des situations ubuesques où se retrouvent Rincevent qui a un don pour toujours retomber sur ses pieds ? Et qui, pourtant, va devoir affronter : la mort, des mages noirs, des héros et des bandits, être pris dans les filets de la grande cataracte, rencontrer des êtres des arbres, des dragonniers, des lanceurs de fusées, et bien sûr être poursuivi par un coffre aux trésors et encore j’en passe…

Eh bien, si j’ai ri, et si je trouve Terry Pratchett épatant de poésie et d’absurde, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cette histoire ô combien trop abracadabrantesque pour moi. La huitième couleur était vraiment beaucoup trop tout :
Trop absurde (il m’a fallu relire des phrases deux ou trois fois pour être sûre d’avoir compris),
Trop naïf est Deuxfleurs,
Trop redondant le fait que Rincevent échappe toujours à tous et à tous les malheurs qui le frappent,
Trop manichéen parfois…

Alors même si j’ai ri et souri aux gags, même si la confrontation des deux mondes de Rincevent et de Deuxfleurs, est une belle et cinglante réflexion sur notre société, je ne peux m’empêcher de me dire que je ne lirai pas la suite avant longtemps.

Roman publié aux éditions L’Atalante (La dentelle du cygne) – Traduit de l’anglais par Patrick Couton

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