La cité des rêves / Don Winslow

La cité des rêves / Don Winslow

couverture du roman La cité des rêves de Don Winslow

La cité, tome 2

Sur la côte est, la guerre des gangs a fait rage et Danny Ryan a perdu. La Mafia, les flics, le FBI veulent tous le voir mort ou en prison. Avec son fils, son père vieillissant et les quelques rescapés de sa bande, il part tenter sa chance en Californie. À Hollywood, la ville où les rêves les plus fous se réalisent. Le sien est de mener enfin une existence tranquille et paisible. Sauf que les fédéraux le traquent : ils veulent lui demander une faveur qui fera de lui un homme riche, ou mort.

Avis : On retrouve Danny, le moins méchant des mafieux irlandais après son casse contre son ancien acolyte, Moretti. Il doit se cacher non seulement du clan Italien mais aussi du FBI et de la DEA et étonnamment de Reggie Moneta, la maîtresse du flic corrompu Jardine qui a été tué en possession de drogue dans le tome 1, la Cité en flammes. Il n’est pas complètement seul, loin de là. Mais triste, car Terri est morte de son cancer sans qu’il puisse la revoir ni assister à son enterrement. Il ne sait pas trop où aller, ni quoi faire. C’est cette sorte d’errance et de recherche de soi que l’on suit.

2ème tome de sa dernière trilogie, La cité des rêves partait pourtant bien, tout en suspense et émotion avec la cavale de Danny, son père gâteux Marty, et son si mignon petit garçon, Ian. Il y avait aussi le duo comique des « enfants de chœur » qui toujours fait déraper les plans. Certes, on retrouve l’allant du 1er tome et l’intérêt pour les personnages. La mère de Danny, Madeleine Mc Kay, en puissante femme d’affaires après avoir été showgirl à Vegas et ayant accumulé des infos malodorantes sur tout un tas de politicards, policiers, juges, mafieux et hommes d’affaires. Le fameux Pasco Ferri, qui s’est soi disant rangé en Floride. Et ce sont les enfants des grandes familles, (enfin ceux qui restent ) qui vont peut être faire repartir les cendres de la mafia de la côte Est.

Et ce n’est pas tout, il y des nouveaux venus : la star de cinéma, le réalisateur, les narcos mexicains. Un peu trop caricaturaux à mon goût. On rentre maintenant dans les problèmes que m’ont posés ce livre : le fameux code d’honneur de ces gangsters est malaisant comme dirait les jeunes. Un coup, ils tiennent paroles, un coup non. Un coup, ils sont hyper violents, un coup moins. Et quel besoin de faire 3 tomes, pour au final être moins fourni, moins détaillé et surtout moins prenant que sa saga sur le trafic de drogue et son personnage mythique Art Keller. Trilogie qui a aussi un peu tendance à caricaturer certes, mais beaucoup moins.

Bref, je ne peux pas dire que La cité des rêves soit mauvais. Il se lit très bien. Il a ce qu’il faut de tension. Il pêche un peu par redondance (pitié, Danny, arrête de laisser des ennemis vivants 😅 !!!). Et certains des nouveaux personnages n’ont pas la saveur que j’attendais. En gros, je suis déçue du niveau car j’ai adoré tous les autres livres de Don Winslow. Mais je ne suis pas déçue au point de ne pas lire le 3ème tome quand il sortira…

La cité des rêves de Don Winslow est un roman publié aux éditions HarperCollins (Noir) – Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean Esch

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