La trilogie des Joyaux / David Eddings

La trilogie des Joyaux / David Eddings

couverture du roman Le trône de diamant de David Eddings

Série en 3 tomes

Il était une fois, une reine enchâssée dans un trône de diamant pour son propre bien. Émouchet, le chevalier pandion, est de retour en Élénie après dix ans d’exil, prêt à reprendre sa place de Champion de la reine Ehlana. Mais cette dernière est frappée d’un mal mystérieux et Séphrénia, la vieille sorcière styrique, n’a pu que retarder l’échéance : assise sur son trône, enchâssée dans un bloc de cris tal, la jeune reine est mourante.
À peine revenu, le valeureux Émouchet doit aussitôt repartir et se mettre en quête de remèdes, en compagnie de Séphrénia et de la petite Flûte aux étranges pouvoirs.

Avis : Vous connaissez l’histoire de la belle au bois dormant ? Eh bien elle s’appelle Ehlana. Et ce n’est pas d’un baiser dont elle a besoin pour se réveiller, mais d’un caillou magique gros comme le poing. Ce n’est pas d’un prince charmant, mais d’une troupe de guerriers de l’église tapageurs, d’une sorcière, d’un petit voleur et d’une enfant armée d’une flûte magique ! Bienvenue dans La trilogie des Joyaux !

Pour un lecteur de fantasy d’aujourd’hui, La trilogie des Joyaux pourra paraître un brin classique. Rien que de très normal à cela puisque le cycle, comme tous les écrits de David et Leigh Eddings, fait partie de ce qu’on nomme les « classiques de la fantasy » et que le couple a contribué à créer les archétypes du genre. Le trône de diamant, le premier tome de la trilogie, a été publié pour la première fois en 1989. Un classicisme assumé donc, mais mené tambour battant !

Gravement malade, la reine Ehlana a dû être enchâssée dans son trône pour stopper la progression du mal mystérieux qui est en train de la tuer. Émouchet, son champion, n’a que quelques mois pour lui trouver un remède… le temps que s’écoule la vie des 12 guerriers qui ont accepté de lier leur sort à celui de la reine pour accomplir le rituel qui permet de la garder en vie. Pas de pression, surtout 😉
couverture du roman La rose de saphir de David Eddings

Les 2 premiers tomes se concentrent principalement sur la quête d’un remède, avec un vrai parfum d’aventure, d’amitié, de chevalerie et d’une magie omniprésente. Toutefois, j’ai trouvé le récit un peu trop linéaire (ça m’a d’ailleurs fait penser à ma lecture de Wyld). La rose de saphir m’a paru plus enlevé car tous les pions placés précédemment, dessinant une intrigue secondaire faite de complots, d’enjeux politique, de batailles et de combats contre les dieux eux-mêmes s’y cristallisent. Le chemin n’est plus balisé, mais laisse place à l’imprévu.

Concernant les personnages je les ai tous aimés, sauf… Émouchet, que j’ai trouvé trop taciturne et assez figé et Ehlana, qui m’a parue des plus agaçantes (et franchement, leur relation m’a fait tiquer). Heureusement, on peut toujours compter sur les vannes de Kalten et Ulath, sur l’astuce de Kurik, sur les 400 coups de Talen, sur le sens moral de Bévier – qui crée, bien malgré lui, des situations pleines d’humour – et sur Séphrenia, la « petite mère » de tout ce beau monde, sage et sans âge.

Trilogie publié aux éditions Pocket (Fantasy) – Traduit de l’anglais (États-Unis) par E.C.L. Meistermann

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