Ce qui ne tue pas / Rachel Abbott

Ce qui ne tue pas / Rachel Abbott

couverture du roman Ce qui ne tue pas de Rachel Abbott

Stephanie King, Tome 1

Une maison bien gardée, à l’aplomb des falaises. Un lit conjugal aux draps imbibés de sang. Puis une jambe qui tressaute, un grognement de douleur… La femme, bien que blessée, respire encore. Le maître des lieux, le fameux photographe Marcus North, n’a pas eu cette chance. La rescapée l’assure bientôt : c’était elle ou lui. Légitime défense. Mais Cleo North n’en croit rien. Son frère, qu’elle a toujours couvé d’un amour jaloux, est un saint, un artiste fragile, incapable de violence. Sur fond de manipulations et de secrets enfouis, se dessine alors un triangle amoureux aux angles mouvants, pervers – un abîme de haine et de ressentiment…

Avis : J’ai tellement pris plaisir à ma lecture de Murder game, récemment, que je n’ai pas pu résister à l’envie de découvrir le premier opus de Stephanie King, Ce qui ne tue pas. Et je ne suis pas du tout déçue !

Cette nouvelle histoire mystérieuse est en effet tout aussi passionnante. Nous avons une narratrice, Evie, que l’on soupçonne très rapidement de ne pas être fiable. En tout cas, de nous cacher, volontairement, des informations. Ses phrases sont ambiguës, elle laisse des pans entiers de son histoire dans l’ombre, elle ment si nécessaire. À qui avons-nous affaire ? Evie est-elle une femme battue, qui se protège tout en protégeant son bourreau ? Est-ce une manipulatrice, qui a ciblé depuis le début cette famille ? Lorsque Mark, son compagnon, est retrouvé mort dans leur lit, la question devient cruciale.

C’est vraiment un très bon tome que nous offre là Rachel Abbott. Même si le terme de tome est légèrement abusif, car comme dans Murder game le Sergent Stephanie King n’est qu’un personnage secondaire, voire tertiaire. L’histoire se concentre vraiment sur la famille North et leurs secrets.

Ce qui ne tue pas se lit d’une traite. Entre les faux-semblants instaurés par les personnages, leurs rapports obsessionnels et le procès qui s’en suit, pas le temps de s’ennuyer une minute ! Franchement, la seule chose que je regrette, c’est le titre. Je trouve que And so it begins, le titre original était parfait.

Roman publié aux éditions Belfond – Traduit par Laureline Chaplain

Lire aussi l’avis de En tournant les pages

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