Murder Game / Rachel Abbott

Murder Game / Rachel Abbott

couverture du roman Murder game de Rachel Abbott

Stephanie King, Tome 2

La première fois que Jemma s’est rendue dans le manoir de Polskirrin, c’était en compagnie de Matt, son époux, pour célébrer le mariage du richissime Lucas Jarrett. Jamais Jemma n’oubliera la vue saisissante de cette demeure dominant la mer, perchée sur un éperon de Cornouailles. Jamais, non plus, n’oubliera-t-elle la vue du corps d’Alex, la sœur tant aimée du marié, flottant sans vie le jour des noces, sur cette plage de galets… Un an après, Jemma et Matt sont de retour à Polskirrin, à la demande expresse de Lucas. Pourquoi ce dernier tient-il tant à célébrer le premier anniversaire de ses noces funestes ? La question est sur les lèvres de tous les invités. Car ce que Lucas a en tête n’a rien d’une gentille réunion entre amis. Non, c’est à une fête macabre qu’il les a tous conviés, un murder game visant à faire rejouer à chacun son rôle de l’an passé et révéler ainsi la vérité sur la mort d’Alex. Mêmes personnes, mêmes tenues, même repas, mêmes discussions, la nuit qui a vu mourir la jeune femme se répète dans une mise en scène terrifiante. Gemma sait bien qu’elle n’est pas coupable. Mais qu’en est-il de Matt ? Détient-elle réellement toutes les cartes de ce jeu mortel, dont nul ne semble connaître l’issue ?

Avis : Il n’est absolument pas gênant de ne pas avoir lu Ce qui ne tue pas pour entamer Murder game, car la DS Stephanie King n’est pas le personnage principal de l’histoire. En fait, elle n’intervient même pas dans les 60 premières pages ! Rachel Abbott se concentre sur les invités du jeu, et Stephanie King n’est qu’un satellite qui va voler autour d’eux. J’ai l’impression que c’est une habitude chez cette autrice, car dans le seul autre livre que j’ai lu d’elle, Nid de guêpes, l’enquêteur était également un personnage secondaire, bien qu’il serve de fil rouge à une série.

En tout cas, ça ne m’a pas empêché de dévorer Murder game en quelques heures de lecture au soleil, bien au contraire ! Et ce, grâce à un prologue des plus intrigants qui attrape dès les premières pages. Ensuite, la première partie installe la tension et les secrets entre les protagonistes. Même si on croit deviner certaines choses, on sent qu’on ne fait qu’effleurer le cœur du problème.

Murder game est un vrai page turner, qui se déroule presque à huis clos. Les personnages sont intriqués dans leurs mensonges, usent de dérobades et de contre-vérités… et tout le monde devient suspect. Qui aurait eu des raisons de tuer la sœur du marié, comme celui-ci en semble persuadé ? Lequel parmi ses amis d’enfance a pu ainsi bassement profiter de leurs retrouvailles autour de ce qui aurait dû être l’un des plus beaux jours de sa vie pour s’en prendre à une jeune femme introvertie, qui vivait en recluse ?

Pour être honnête, j’avoue qu’à un moment, j’ai compris le pourquoi du comment. Pourtant, ça n’a absolument pas altéré ma lecture. D’abord parce que je n’étais pas sûre d’avoir deviné juste, puis parce que Murder game est tellement prenant, que ce n’est pas ça qui allait m’arrêter 🙂

Roman publié aux éditions Belfond (Noir) – Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Véronique Roland

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