La descente ou la chute / Basile Cendre

La descente ou la chute / Basile Cendre

couverture du roman La descente ou la chute de Basile Cendre

Au bord du précipice, Loup hésite. Il doit choisir entre la Descente ou la Chute.
Sauter pour sombrer dans la brume ou descendre de son perchoir et dégringoler les montagnes de décombres, de ferrailles enfouies et hostiles. Peut-être atteindre les profondeurs obscures où dorment les titans, ces géants corrompus au sommeil éternel… et tourmenté. Il lui faudra éviter les chuchotements vicieux de la brume, l’étreinte froide et violente des Oubliés, et la tentation troublante du vertige. Mais Loup le sent, il y a un secret en bas, une liberté que le ciel plombé des hauteurs lui refuse.

Avis : La descente ou la chute de Basile Cendre ressemble, au moins au milieu, à La horde du contrevent d’Alain Damasio. Avec une langue rugueuse, de nouveaux métiers, et des objets insolites et inconnus. Mais aussi de nouveaux lieux farouches et inhospitaliers et des personnages âpres. Mais sa fin est loin du panache et de « l’éberlument » que procure Alain Damasio.

C’est l’histoire de Loup, un ferrailleur. Il fouille les décombres pour rapporter à Port-Céleste des babioles, des objets, des raclures… pour rendre le sourire à ses compatriotes, les perchés. Il y est aidé par Gaston, son veilleur, qui est aussi forgeron. Deux filles font également partie de la bande : Auria, également ferrailleuse, mais qui vient d’un autre village et Rosemonde, la dernière des Hôtes. Les Hôtes étant des espèces de Géants.

Ils vivent dans la peur de la brume, des houles noires, des ombres et des oubliés. Mais grâce au Fil, au harnais et à sa lumelance, entre autres, les ferrailleurs sont un peu moins mal lotis que les autres pour y survivre. Pour une raison qui m’échappe, Loup doit choisir entre la descente ou la chute. La descente se fait avec l’aide de son veilleur, alors que la chute est un suicide. Que va-t-il choisir ? (ironie quand tu nous tiens…)

La couverture est très belle avec sa lumineuse brume verte et la police d’écriture choisie a quelques arabesques. Le style est un peu trop lent, surtout au début, mais Basile Cendre a su ensuite raviver l’attention et avoir un rythme plaisant. Particulièrement lors des passages à la Manufacture et avec le Lutin. Ses personnages, bien qu’esquissés seulement, sont forts et créent un réel intérêt. Mais pour moi, le fait qu’il n’arrive pas à maintenir cet intérêt sur la fin et qu’il n’y ait que des clins d’œil sur le pourquoi du comment, donne une impression de non aboutissement.

Il y a malgré tout un vrai univers. Et des références à l’éreintement de notre Terre (univers que l’on devine post-apo) et à notre société qui crée des injustices. Mais cela n’est qu’effleuré et c’est ce qui m’a déplu.

Roman publié aux éditions Les moutons électriques (La bibliothèque voltaïque)

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