Amberath / Cassandra O’Donnell

Amberath / Cassandra O’Donnell

couverture du roman amberath de cassandra o'donnell

Rebecca Kean, Tome 7

« Je suis d’une nature profondément optimiste, la preuve : ma meilleure amie s’apprête à donner naissance à “Damien, le fils du diable” ? Je me dis pas grave, tant qu’il naît sans cornes et sans odeur de soufre, on devrait pouvoir gérer. Mon petit ami me ment depuis des années ? Pas de problème, je décide de retourner chez moi et de m’y construire une vie meilleure… Bref, je reste positive. Du moins, c’était le cas jusqu’à maintenant. Parce que, pour la première fois de ma vie, j’ai beau chercher, je ne vois vraiment pas comment je vais pouvoir m’en tirer… »

Avis : Cela fait quelques tomes que je ne suis plus aussi enthousiasmée par Rebecca Kean que j’ai pu l’être, mais j’espère toujours que le suivant sera celui qui me surprendra à nouveau. Et ce tome 7, Amberath, était annoncé comme le dernier de la série depuis plusieurs années, je ne me voyais donc vraiment pas manquer le grand final. Alors, je vais le dire tout de suite : ce n’est pas le dernier.

Rebecca s’apprête à mener sa dernière mission en tant qu’Assayim du Vermont avant de repartir en France assumer son rôle de reine des Vikaris. Elle va devoir enquêter sur le meurtre étrange d’une Chaman, puis d’un rat-garou, rouvrir une affaire classée et retrouver une petite fille…

Alors l’écriture de Cassandra O’Donnell est toujours fluide, légère et parsemée de pointes d’humour ; pourtant, moi qui suit particulièrement bon public pour ce genre, je suis un peu passée à côté cette fois. Et je crois que c’est en partie car j’étais frustrée de voir l’intrigue principale totalement délayée dans cette nouvelle enquête. Sympathique au demeurant, mais j’aurais souhaité un peu plus de concret. N’espérez pas d’avancées majeures ou de révélations fracassantes dans Amberath, il n’y en a pas. Et pour celles et ceux qui attendaient Raphaël, je vais vous décevoir mais on le voit pendant à peu près 2 minutes et demie.

Et le comportement de Rebecca avec lui est un peu décevant je trouve. Apparemment avec elle, on n’a pas le droit d’avoir eu une vie avant de la rencontrer. Elle se comporte comme une femme trompée (ce qui n’est pas le cas) et tout en nous bassinant sur son grand amour pour Raphaël, se jette dans les bras du premier venu (ou presque ^^) – c’est le retour d’un personnage phare des premiers tomes. Et ça, vous le savez si vous me lisez régulièrement, c’est un truc qui ne fonctionne pas du tout avec moi. Il y a beaucoup trop d’hommes dans la vie de Rebecca. Et beaucoup trop de liens métaphysiques ! Sérieusement, ce n’est pas un peu facile tout ça ? Le cliffhanger de fin quant à lui tombe complètement à plat, parce que bon on ne peut pas vraiment dire que cela soit une surprise. Je dirais même que tout le monde avait compris, sauf elle.

Je ressors donc plutôt déçue de ma lecture d’Amberath. C’est vrai que ce tome offre un moment de lecture distrayant mais j’aurais aimé un peu plus de matière, plus d’avancées significatives, et au fond, une histoire moins convenue. Et particulièrement vu l’attente entre chaque tome.

Roman publié aux éditions J’ai lu

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