Sa majesté des chats / Bernard Werber

Sa majesté des chats / Bernard Werber

couverture du roman sa majeste des chats de bernard werber

Le cycle des chats, Tome 2

Dans un futur proche, à Paris, une centaine de chats et d’humains dirigés par une chatte nommée Bastet tentent de résister à une invasion de rats. Perché sur l’épaule de sa maîtresse Nathalie, le félin tente de trouver des alliés auprès des autres espèces animales.

Avis : J’adore cette chatte ! C’est encore plus fort dans ce tome car Bastet commence à se remettre (un peu !) en cause et sait reconnaitre de plus en plus les qualités des autres. Elle a quand même du pain sur la planche pour sauver son groupe de survivants (humains, lion, chats, et autres). Les rats deviennent des adversaires impitoyables et mieux organisés. Mais ce ne sont pas les seuls : chats, oiseaux, cochons…tous les animaux ont fort à faire pour survivre. Et il y a toujours les terroristes humains qui font aussi des leurs.

Sa majesté des chats n’est pas d’une originalité exceptionnelle mais il est rondement mené et addictif car on veut savoir ce qu’il adviendra de notre monde dans sa totalité. Mais aussi de Bastet, de Pythagore et des humains du groupe.

Il y a quand même des jolies échappées en ballon. Et une copulation entre chats assez rigolote. Il y a même une opération pour que Bastet obtienne le troisième œil. Et surtout, il y a encore et toujours la vision du monde de Bernard Werber. Histoire, science et art mêlés qui feraient progresser l’humanité… Cette vision est ici, comme dans Demain les chats, vu par le prisme de Bastet, qui se voit comme la réponse à tous les maux de la Terre. Mais comme je le disais en préambule, elle commence à changer et cela me l’a rendue encore plus sympathique.

Elle y développe un peu plus ses qualités de mère, de femelle, et de stratège… ce qui tombe plutôt bien car elle n’était peut-être pas aussi avancée qu’elle le croyait… Mais elle reste forte, inventive et solidaire. C’est pour moi, un personnage féminin positif et fort, qui progresse par amour mais aussi par réussite et échecs. D’ailleurs quand elle envisage le futur avec des chats comme espèce dominante, elle s’appuie sur la définition de ce qui rend les humains différents : leurs capacités pour l’amour, l’art et l’humour.

Le personnage de Pythagore prend aussi un peu plus de place, ainsi que Nathalie, l’humaine de Bastet et le chaton qui grandit, Angelo. Ce sont de bons personnages, moins entiers que Bastet. Et ils apportent beaucoup à l’histoire par leurs interactions et la façon dont Bastet les voit.

Enfin, pour ma part, j’ai vu dans Sa majesté des chats, des tas de clins d’œil. Sur les films et livres d’apocalypse avec des poches de rescapés qui s’organisent et des prises de pouvoir plus ou moins despotiques. (Notamment La ferme des animaux de George Orwell et la BD qui en est une adaptation, Le château des animaux de Dorison et Delep, mais aussi Je suis une légende, le film de zombie avec Will Smith). Enfin, ceci reste mon ressenti de lectrice.

Donc encore une réussite pour Bernard Werber, même si, comme souvent avec les deuxièmes tomes, celui-ci est moins original que le premier.

Roman publié aux éditions Albin Michel

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