Destination fin du monde / Robert Silverberg

Destination fin du monde / Robert Silverberg

couverture de la nouvelle destination fin du monde de robert silverberg

En 1972, Robert Silverberg imagine une société où la fin du monde est le dernier divertissement à la mode.

Avis : Dans Destination fin du monde, Robert Silverberg fait le portrait sans concessions d’un groupe d’américains aisés, désœuvrés et en perte de repères. Incapables de voir ce qu’il se passe aujourd’hui, sous leur nez, dans leur monde, ils préfèrent abrutir une vie qui n’a plus de sens dans une débauche de sexe, drogue, et rock’n roll. Ou presque 😉 Mais toujours avec distinction, merci.

Lors d’un dîner mondain, Nick et Jane se réjouissent car ils ont un excellent sujet de conversation, qui va en remontrer à leurs amis, qui les mettra au centre de l’attention et fera baver d’envie : ils sont allés voir la fin du monde. Enfermés dans une machine spatiale, ils ont assistés, pendant 3h de temps, à la fin de l’humanité. Ils sont tellement fiers ! C’est la dernière destination à la mode, chère, c’est vrai, mais ils sont ravis d’être les premiers de leur voisinage à avoir expérimenté ce voyage hors-norme. Et puis ils ne sont pas inquiets, tout ça, c’est dans si longtemps, cela ne les concerne pas…

Seulement voilà, autour d’eux, en ce moment même, l’eau des lacs est empoisonnée, les émeutes, les virus et les tremblements de terre sont monnaie courante, tout comme l’utilisation de l’arme nucléaire. Tellement, que ces évènements sont devenus banals. Quand est-ce que commence vraiment la fin du monde ?

À la fin du livre, l’éditeur remet en contexte Destination fin du monde. L’explosion des fictions apocalyptiques dans un monde en proie à la peur du péril atomique puis, la prise de conscience des risques environnementaux et biologiques… Une description non exhaustive des multiples façons dont l’Homme s’emploie, avec beaucoup d’application, à s’autodétruire…

Pas ma nouvelle préférée de la collection Dyschroniques (un peu court), mais un sujet intéressant et pertinent comme toujours.

Doomsday Clock : 23 h 58 min 20 s.

Durant toute ma vie d’écrivain, j’ai essayé d’entrevoir l’avenir ; ce à quoi j’assiste aujourd’hui est tellement effrayant que l’avenir, je l’espère, apportera cette fois un démenti à ma vision de demain.

Robert Silverberg
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