Famille parfaite / Lisa Gardner

Famille parfaite / Lisa Gardner

Couverture de Famille parfaite de Lisa GardnerLes Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamour : un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston… une vie de rêve. Jusqu’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d’effraction, pas de témoin, pas de motif, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l’enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait bien cacher une existence en apparence aussi lisse ?

Avis : Ah ! J’avais bien dit dans ma précédente chronique qu’il fallait que je lise de nouveau un bon policier ! Quelle claque ! Une effervescence policière, un roman addictif et une plume d’une finesse à toute épreuve ! On attend quoi pour adapter ce récit rocambolesque à l’écran ?!

Bon, une famille qui se fait kidnapper et une enquêtrice qui a ses propres démons dans le placard, on connaît ! Ce qui est glauque, c’est la suite. Évaporés. Aucune trace, aucun motif apparent, aucun contact. Nada. Mais, nous, lecteurs, on sait ce qui se passe ! Et on trépigne ! On alterne entre l’avancée – enfin, la non-avancée de l’enquête policière – et le devenir de la famille. Je n’en dis pas plus, ça gâcherait le plaisir de découvrir les péripéties les unes après les autres. Même s’il faut s’accrocher un peu, les 100 premières pages ne sont pas jojo niveau rythme.

Difficile de vous donner envie de le lire Famille parfaite sans vous en dire plus au risque de gâcher les découvertes. Au fur et à mesure, l’intrigue et les personnages prennent de l’épaisseur. J’ai apprécié en savoir plus sur les enquêteurs, connaître leurs atouts mais aussi leur parts d’ombre. Parce qu’on suit à la fois les enquêteurs et les victimes, on croit tous savoir. Oubliez ça, Lisa Gardner est maître dans l’art des twists. On s’acharne à trouver le commanditaire, on est persuadé de savoir, on revient à la charge comme les enquêteurs et… loupé ! Pourtant, comme dans tout bon roman policier, c’est bien là, sous notre nez. Je me suis faite avoir par Lisa Gardner en poussant des « oh », des « ah je le savais » et des « rooo le *** » tout au long de ma lecture.

Famille parfaite vous mène par le bout du nez, vous manipule mais attention lecteur sensible s’abstenir, il est assez violent ! Et même si ce n’est pas le premier opus concernant l’enquêtrice héroïne, il peut se lire comme un one-shot.

Roman publié aux éditions Le Livre de Poche – Traduit de l’anglais par Cécile Diénard. 

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