Euphoria | Saison 1

Euphoria | Saison 1

Synopsis : A 17 ans, Rue Bennett, fraîchement sortie de désintox, cherche à donner un sens à son existence. Elle se lie très vite à Jules Vaughn, une fille trans récemment arrivée en ville après le divorce de ses parents. Dans leur sillage gravitent Nate Jacobs, un sportif dont les problèmes de colère masquent des complexes sexuels ; Maddy Perez, la petite amie de Nate ; Chris McKay, star de l’équipe de football qui peine à suivre les cours ; Cassie Howard, dont le passif sexuel continue de la poursuivre ; Lexi Howard, jeune sœur de Cassie et amie d’enfance de Rue ; et Kat Hernandez, en pleine exploration de sa sexualité.

Une série créée par Sam Levinson (2019)
Avec Zendaya, Hunter Schafer, Jacob Elordi, Alexa Demie…
Série américaine – En cours
Genre : Drama
Format : 8×55’
Adaptation US de la série éponyme israélienne

Avis : J’étais curieuse de voir Euphoria pour ses bons échos et pour le gage HBO, mais j’étais déjà prête à abandonner car les shows sur une bande d’ados chtarbés qui s’adonnent (à priori) à tous les vices, ce n’est pas vraiment mon truc normalement. J’ai donc été la première surprise d’accrocher assez rapidement.

Pourtant on est bien en plein dans la bande d’ados chtarbés ! Si c’est vraiment ça la jeunesse d’aujourd’hui, eh bien elle fait flipper ! Qui est accro à tout ce qui peut la faire planer, qui rencontre des mecs via une appli douteuse (et donc des mecs plus que douteux), qui est carrément un psychopathe, qui est en passe devenir une star du porno… Bref tous les personnages ont de sacrés problèmes psychologiques, avec au centre l’estime de soi, le respect de son corps, l’image de la femme et du sexe, le regard des autres. Ils ne savent pas où poser les limites, alors bien souvent, ils n’en posent pas. Ils ne savent pas quoi faire d’eux-mêmes alors ils se détruisent pour prouver qu’ils existent. Les personnages d’Euphoria ont élevé la condition de l’adolescent mal dans sa peau à son paroxysme.

Mais je dois dire, c’est fait avec brio et avec une certaine esthétique. On passe de la pénombre à la lumière, aux plans psychédéliques de manière à sublimer cette histoire hors nomes. Le casting est assez époustouflant. Les acteurs, pour la plupart jeunes et dont c’est la première série, semblent habités par leurs rôles, et ils ont des scènes vraiment pas faciles à jouer. Et quelques têtes connues. On retrouve un Dr Glamour (Eric Dane) qui n’est plus glam du tout, un Jacob Elordi tordu très loin de son rôle de beau gosse de The kissing booth, une Zendaya parfaite, toute en retenue et émotion. Hunter Schafer, Barbie Ferreira, Sydney Sweeney, le taiseux Angus Cloud… tous jouent avec justesse et sans excès.

La voix, hypnotique, de Rue (Zendaya) porte les épisodes où elle dévoile la vie de ses camarades, tour à tour, comme autant de chapitres brisés et écorchés. Jules, né garçon dont la mère n’as pas accepté l’identité profonde et qui cherche encore la femme qui est en elle ; Kat qui ne supportant pas le regard des autres sur son poids, va en faire une arme sexuelle ; Nate, traumatisé par la découverte que son père aime les rapports violents avec d’autres hommes ; Cassie, prête à tout pourvu qu’on l’aime…

Euphoria est une série sur les ados, mais qui ne leur est pas destinée. Elle est beaucoup trop trash et violente. Trash, violente, dérangeante, fascinante. Elle vous donnera l’impression d’être dans la peau de ces voyeurs qui s’arrêtent sur le bas-côté pour regarder un accident de voiture.

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