Le Club Vesuvius / Mark Gatiss

Le Club Vesuvius / Mark Gatiss

Couverture de Club Vesuvius de Mark Gatiss

Lucifer Box, Tome 1

Dandy, bel esprit, mauvais garçon… et le plus irrésistible des agents secrets de Sa Majesté. Lorsque les meilleurs scientifiques du royaume sont mystérieusement assassinés, Lucifer se lance dans une enquête trépidante, des clubs de gentlemen londoniens aux bas-fonds volcaniques de Naples, tout en déterminant la façon la plus seyante de porter un œillet blanc à sa boutonnière. Une immersion étourdissante dans les arcanes d’un ordre occulte aux pratiques décadentes – et de ses secrets les plus sulfureux.

Avis : J’avais très envie de lire ce roman. Cette superbe édition du Club Vesuvius est parue lors du mois du cuivre annuel des éditions Bragelonne, affichant ainsi son appartenance au steampunk, genre que j’aime beaucoup, tout comme j’apprécie le brin de folie des créations télévisuelles de Mark Gatiss, avec Sherlock notamment. C’est donc confiante que j’ai débuté ce livre, trop, et avec trop d’attentes apparemment, car c’est déçue que j’en suis ressortie.

Déjà, parce qu’on m’avait promis du steamunk. Et j’ai eu beau retourner le roman dans tous les sens, pour moi Le Club Vesuvius n’appartient que très légèrement au genre. Ensuite, parce qu’on m’avait promis des rires – c’est même écrit 2 fois sur la 4e de couverture. Et si j’ai bien souri 2-3 fois, j’étais loin des éclats de rire espérés. Enfin et surtout, à cause de l’intrigue elle-même. Non seulement nous sommes dans quelque chose de très classique, mais j’ai buté sur les nombreuses facilités et incohérences.

Mark Gatiss nous propose un roman d’aventures qui se veut fun et enlevé, avec dans le rôle du héros, Lucifer Box, agent de sa majesté. Un James Bond décadent, bisexuel, égoïste et provocateur sur lequel repose tout le poids du roman. Malheureusement je ne m’y suis pas attachée, même si j’ai apprécié la volonté de l’auteur de vouloir faire bouger les lignes. Le récit est toutefois très dynamique, il se lit facilement grâce à ses moult rebondissements et (improbables) péripéties.

J’attendais quelque chose de plus percutant, et bien que l’histoire proposée dans ce Club Vesuvius soit distrayante, elle a manqué de panache, de surprise et de cohérence. Je ne pense pas lire la suite.

Roman publié aux éditions Bragelonne – Traduit de l’anglais par Laurence Boischot

Lire aussi l’avis de Blackwolf, Lune

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6 comments

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    Encore du même avis 🙂 et je serai même plus radical , un échec pour moi, le perso principal ne m’a pas emballé et l’intrigue plutôt tirée par les cheveux…

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    Waouh, on est exactement du même avis ! Tu as tout dit.

    Bragelonne a un sens du Steampunk très large – mais bon d’un côté c’est un genre difficile à classer/identifier dans lequel je n’emmêle encore souvent les pinceaux, donc je peux comprendre que ce ne soit pas seulement un coupmarketing que de classer ce roman à la va-comme-j’te-pousse du côté Steampunk de la Force.

    Pour le reste, trop de James Bond, de politiquement incorrect, d’action tout le temps. Pas vilain objectivement parlant, en fait, mais je cherchais autre chose et j’ai comme l’impression que toi aussi :-). Une chose est sûre, j’aimerais lire davantage de Steampunk !

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    • Zina

      Le James Bond et le politiquement incorrect ne me gêne pas généralement mais j’attendais en tout cas moins d’invraisemblances et un personnage plus attachant, que j’aurais eu plaisir à suivre et qui aurait éventuellement pu faire passer les défauts de l’histoire. Et ça manquait franchement d’humour.

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