Une demi-couronne / Jo Walton

Une demi-couronne / Jo Walton

Couverture de Une demi-couronne de Jo Walton

Subtil changement, Tome 3

Londres. 1960. Dix ans ont passé depuis l’attentat contre Hitler déjoué par Peter Carmichael. L’homme qui fut un brillant inspecteur de Scotland Yard dirige maintenant le Guet, la redoutable police secrète créée par Mark Normanby pour juguler l’opposition et traquer les Juifs. Il a adopté Elvira Royston, la fille de son ancien adjoint.
Alors que la jeune Elvira se forge lentement mais sûrement une conscience politique et découvre avec effroi les coulisses d’une Angleterre vendue au fascisme, de nouveaux mouvements sur l’échiquier politique secouent le pays. Le retour du duc de Windsor, fasciné par Hitler, n’étant pas le moindre.
En danger, plus que jamais, Carmichael va être confronté au plus grand défi de son existence.

Avis : J’avais adoré les 2 premiers tomes de la trilogie du Subtil changement et j’étais vraiment curieuse de découvrir comment Jo Walton allait clore sa série. En réalité, j’étais déjà toute prête à adorer à nouveau Une demi-couronne, et quel ne fut pas mon choc de ne pas parvenir à rentrer dans le récit ! Heureusement cela n’a pas duré, mais cela fut malgré tout un début très difficile. Explications.

Jo Walton reprend ici le même procédé que dans les précédents volumes, en utilisant une double narration. Nous suivons toujours Peter Carmichael d’un côté, et de l’autre, c’est cette fois à la jeune Elvira Royston, la pupille de Carmichael, que l’autrice s’intéresse. Mais si j’avais beaucoup aimé Viola et Lucy, j’ai eu beaucoup plus de mal avec Elvira. Je la trouvais superficielle et vaine, et je cherchais désespérément cette conscience politique qu’évoque la 4e de couverture.

Et non seulement je n’aimais pas Elvira, à qui la majorité des chapitres du début du roman est consacrée, mais je m’ennuyais ferme ! On ne faisait que la suivre dans sa vie de future débutante, et côté Carmicahel, ça ne bougeait pas beaucoup non plus. Désormais à la tête du Guet, son rôle est de maintenir l’ordre dans la population et de traquer les opposants au régime, alors que ses enquêtes rythmaient les précédentes intrigues. Arrivée à un peu moins de la moitié d’Une demi-couronne, j’ai éprouvé le besoin de faire une pause dans ma lecture, tant je ne m’y sentais pas à l’aise, et je suis passée à un autre livre.

Toutefois je ne pouvais pas abandonner, et je voulais laisser à l’autrice une dernière chance de me convaincre. Et heureusement, elle l’a fait ! Le roman finit enfin par décoller, alors qu’Elvira et Carmichael sont confrontés aux rouages d’un système fasciste qui n’hésite pas à broyer même ses fidèles serviteurs. Les évènements se précipitent et la tension monte peu à peu. J’ai lu les 200 dernières pages d’une traite, tant je ne pouvais plus m’arrêter ! Jo Walton élargit son monde et sort des frontières de l’Angleterre pour nous faire découvrir la manière dont les autres pays ont vécu la guerre et ses répercussions. Elle pose des questions éthiques, sur les compromis moraux que l’on est capable de faire, sur la loyauté, le sens du devoir, sur la pensée critique. Et bien que certains rebondissements puissent paraître un peu facilement amenés, le propos est fort et percutant.

Subtil changement est une trilogie uchronique à découvrir pour ses capacités de réflexion, qu’Une demi-couronne, malgré son début laborieux, conclut en beauté.

Roman paru aux éditions Denoël (Lunes d’encre) – Traduit de l’anglais par Florence Dolisi

 

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