Le secret de Platon / Gilles Vervisch

Le secret de Platon / Gilles Vervisch

Couverture de Le secret de Platon de Gilles Vervisch« Tout l’Atlantide est en rapport avec la philosophie, c’est le professeur Loeve qui me l’a révélé lors de notre voyage d’études en Grèce, juste avant de disparaître… »
Après que son professeur s’est volatilisé dans la baie de Santorin, là où selon Platon se serait engloutie l’île de l’Atlantide, Étienne, un jeune homme que tourmentent des problèmes existentiels, part à sa recherche avec deux autres étudiants : Cali, un dilettante curieux aux tendances conspirationnistes, et Phalène, une mystérieuse jeune fille qui s’essaye au journalisme culturel.
De la Crète à l’Italie en passant par la France jusqu’à une grotte au-dessus d’Athènes, ils vont être confrontés à la réalité des mythes et aux mystères de ces civilisations évoluées, brutalement rayées de l’Histoire par des séismes diluviens. Et quand ils découvriront les raisons de la fuite de leur professeur, peut-être lèveront-ils le voile sur l’énigme de l’Atlantide…

Avis : Il est de ces histoires, de ces grandes légendes et de ces grands mystères historiques qui nous fascinent et nous bercent depuis notre enfance. L’Atlantide en fait incontestablement parti. Le secret de Platon, avec sa couverture graphique et envoûtante, et son auteur Gilles Vervisch, n’avaient pas besoin de m’en dire plus pour que je sois happée par l’envie de lire ce roman. Le voyage a été mouvementé.

Première partie, décollage pour la Grèce, et plus précisément la merveilleuse et très convoitée île de Santorin. On redécouvre l’adrénaline et les petites péripéties des voyages scolaires sur fond de paysages extraordinaires et antiques. Y ajouter la disparition mystérieuse du professeur accompagnateur et les tribulations amoureuses presque enfantines entre certains personnages. Le cadre est mis en place, a tout pour plaire et la lecture est d’une fluidité déconcertante et agréable !

Deuxième partie, retour et va-et-vient entre Paris et Rouen. On oscille entre la quête principale de l’Atlantide et la recherche du professeur disparu. Le thriller s’essouffle pour prendre un chemin philosophique entêtant : on veut comprendre, on est fasciné, mais on ne comprend pas tout. Les deux quêtes s’entremêlent et on y a ajoute des déboires amoureux et amicaux maladroits. Les péripéties s’enchaînent, rythment le récit et lui apportent une certaine fraîcheur. Petit bémol : la fin fait perdre au roman tout son cadre policier.

En somme, on prend un cours de philosophie pour débutant enrobé dans un format policier.

Roman publié aux éditions J’ai lu. 

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