Le cercle / Bernard Minier

Le cercle / Bernard Minier

couverture du roman Le cercle de Bernard Minier

Martin Servaz, Tome 2

Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest ?
Une prof assassinée, un éleveur dévoré par ses propres chiens… et un mail énigmatique, peut-être signé par le plus retors des serial killers. Confronté dans son enquête à un univers terrifiant de perversité, le commandant Servaz va faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Avis : Le commandant Servaz va de nouveau faire face à sa Némésis, le psychopathe Hirtmann, encore une fois tellement monstrueuse dans son intelligence du mal.

Cette fois pourtant, ce n’est pas comme je m’y attendais. Si dès le prologue très glauque, on suppose que c’est Hirtmann qui retient cette femme qui pense qu’elle mourra sans avoir revu le monde autour d’elle (car son kidnappeur écoute du Mahler), on repart ensuite vers un autre crime tout aussi violent et avec une mise en scène glaçante qui se joue en toile de fond avec de la musique, toujours. Hirtmann en est-il également l’auteur ?

Cette enquête touche Servaz de très près pour deux raisons. Hirtmann pourrait être le vrai meurtrier de Claire Diemar, cette professeure à l’université de Marsac où étudie la propre fille de Servaz. Et Marianne, sa petite amie de l’époque où lui-même était étudiant là-bas, est la mère d’Hugo, celui qui est accusé du meurtre de Claire. Bref, dans cet imbroglio, Servaz est doublement impliqué et cela va, peut-être, lui jouer des tours.

L’enquête va aussi soulever des questions sur d’autres morts qui appartiennent à une ancienne terrible histoire de la région : un car d’enfants en sortie scolaire s’est renversé dans un lac et seules quelques personnes en ont réchappé. Et si l’autre mort violente de l’environ de Marsac y était aussi lié ? Et quel est Le Cercle dont parle le titre ?

Margot, la fille de Servaz, va vouloir enquêter pour se montrer, rebelle s’il en est, qu’elle n’est pas une petite fille, ni un jouet dans les rouages de la police. Et les acolytes de Servaz, Vincent Espérandieu et Samira Cheung ne seront pas en reste dans la poursuite des différentes pistes. C’est un immense plaisir de retrouver tous ces personnages qui se serrent les coudes. Mais ce n’est pas tout, et si Irène Ziegler, qui était une des héroïnes de Glacé, arrive seulement après un gros tiers du livre, son entrée est fracassante ! Et elle ne va pas être en reste dans sa quête pour retrouver Hirtmann.

Bernard Minier entrecroise le passé et le présent, et le futur même. Avec notamment son prologue, mais aussi avec ces petits rappels troublants sur cette femme kidnappée et utilisée dans un faux semblant macabre dont il a clairsemé son livre. Il sème les indices pour mieux nous les retirer ensuite. Il tisse des liens inconscients, met en danger des personnages clés et auquel on tient, pour mieux nous dérober son final. Il veille à ce que plusieurs explications soient possibles et nous met la pression par ses rebondissements.

Il instille le doute et distille les visions d’horreur. Les racines du mal sont profondément ancrées et le bien n’est pas toujours là où l’on s’y attend. La fin est donc diabolique, comme Hirtmann seulement pouvait la mettre en scène. Et si vous aimez les héros qui ne flanchent pas mais se trompent parfois, Servaz n’est pas fait pour vous.

Le cercle est donc une vibrante suite à Glacé et un excellent thriller en soi, si on n’a pas lu le tome 1 des enquêtes du commandant Servaz. Et comme j’ai déjà lu le tome 3, N’éteins pas la lumière, je vous dis à très vite pour une nouvelle chronique… qui confirme que Bernard Minier est un conteur de noirceur hors pair. Et si vous êtes plus avancés que moi, lisez déjà le tome 4, une chronique de June.

Roman publié aux éditions Pocket

 

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Poche Broché

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