Escalier B, Paris 12 / Pierre Lunère

Escalier B, Paris 12 / Pierre Lunère

Couverture d'Escalier B, Paris 12 de Pierre Lunère.

Voyance secours…
Le quotidien de Pierre se partage entre son immeuble (il est gardien), son tarot (il est aussi voyant), sa colocataire et son pékinois albinos. Il n’aspire qu’à une chose : qu’on lui foute la paix. C’est compter sans Marion-Lara, nouvelle voisine et authentique cagole débarquée de son Marseille natal pour faire vibrer la capitale. Quand cette jeune flic comprend la nature des dons de Pierre, elle se dit qu’un coup de pouce surnaturel ne sera pas de trop dans son boulot.
Des prostituées chinoises sous la coupe d’un sosie de la Première dame, des kidnappings peu professionnels, des allergies aux cacahuètes qui sentent le meurtre. Quoi de mieux qu’un peu de voyance pour aider à résoudre les enquêtes ?

Avis : Ce livre qui se targue d’être dans la veine des Malaussène de Daniel Pennac ou de Rester groupés de Sophie Hénaff, ne leur arrive pas à la cheville. Mais je n’ai pas passé un si mauvais moment de lecture ; il faut bien avouer que ces deux auteurs-là sont parmi mes préférés, il en faut donc beaucoup pour m’impressionner .

Le don de Pierre, gardien d’immeuble et voyant avec une vraie voix qui lui bouffe la vie, ne m’a pas convaincue. L’histoire de cet Escalier B, Paris 12, reste tiré par les cheveux car les personnages sont un peu trop caricaturaux : l’actrice est superficielle ; la cagole n’a pas le style vestimentaire ; les noires (d’Afrique) sont anti jaunes (d’Asie) ; le chien est un pékinois albinos aux yeux bleus… Pour le quotidien de Pierre, tout est dit dans la quatrième de couverture… ou presque, et évoquer l’enquête (qui m’a le plus plu) vous en dévoilerait plus que nécessaire.

Alors quand même, il y a quelques bonnes surprises : notamment sur les enquêtes qui tiennent la route, sur la cocasserie de certains chapitres, sur l’humanité de Pierre et sur les retournements de situations. Comme cette fin comme je les aime qui allie intelligence et clin d’œil. Mais sur le fond, il en ressort que j’ai été bombardée de personnages tous plus improbables les uns que les autres, par des questionnements karmiques ras des pâquerettes, et un humour pas toujours au rendez-vous.

Escalier B, Paris 12 doit être lu comme un livre détente qui vous plaira peut-être pour ce qui m’a déplu.

Roman paru aux éditions Harper Collins

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