Une affaire privée / Diana Gabaldon

Une affaire privée / Diana Gabaldon

Couverture de Une affaire privée de Diana GabaldonLondres, 1757
Un matin de juin, Lord John Grey émerge de son club de gentlemen, le Beefsteak, l’esprit tourmenté. Aristocrate à la lignée impeccable et officier supérieur de l’armée de Sa Majesté, il vient d’être témoin d’un fait bouleversant dont les implications pourraient détruire sa famille. Ses efforts pour éviter le scandale sont toutefois interrompus par une affaire plus urgente encore : la Couronne le charge d’enquêter sur le meurtre brutal d’un camarade d’armes soupçonné d’espionnage.
Contraint de poursuivre ses recherches tout en s’occupant de ses obligations familiales, le major Grey se trouve malgré lui pris au piège d’un intrigant jeu de trahison…

Avis : En grande amatrice assidue des hauts et des bas de la série Outlander produite d’après les romans de Diana Gabaldon, cette réédition d’Une affaire privée m’a intriguée. La promesse d’une plongée dans le XVIIIe siècle, tout en retrouvant les codes d’un policier et en découvrant la plume de cette auteure à succès était alléchante.

On suit les états d’âmes d’un des protagonistes de la saga à succès de l’auteure, Lord John Grey, sans ressentir, aux premiers abords, le besoin de lire celle-ci puisque le roman semble se suffire à lui-même. Si le personnage est attachant, l’intrigue est bien moins prenante. Heureusement que les découvertes au fil de l’avancement de l’enquête maintiennent le suspens et l’envie d’aller jusqu’à la dernière ligne. Le décor reste flou, les personnages gravitant autour de Grey sont agaçants. On arrive dans l’univers de Grey comme un cheveu sur la soupe : on ne sait pas toujours ce qu’on fait là et on dérange par notre ignorance. Mais, quelques part, cela nous permet de nous rapprocher au mieux de ce que ressent bien souvent Grey dans ces mêmes situations vis-à-vis des personnages qu’il rencontre au fil de son enquête.

En revanche, j’ai apprécié découvrir la plume de Diana Gabaldon, simple et fluide. Elle maîtrise le contexte socio-politique de l’époque et nous le partage sans fioritures. Elle aborde avec grande subtilité le secret bien caché de Grey, un sujet encore souvent tabou dans notre société actuelle, pour nous en faire comprendre les enjeux au XVIIIe siècle. Elle réussit à insérer une enquête policière modernisée dans un passé lointain sans que cela ne jure.

Je suis contente d’avoir persévéré dans ma lecture mais je reste dubitative et sur ma faim. Peut-être faut-il le (re)lire loin de l’engouement pour la saga Outlander

Roman publié aux éditions J’ai lu – Traduit par Philippe Safavi

 

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6 comments

  • Pauline

    Merci pour cette chronique. Même si elle ne me donne pas envie de lire ce roman en particulier, j’ai bien envie de me replonger dans les livres de Diana Gabaldon. J’ai lu les premiers roman Outlander avant de commencer la série télévisée, et j’aime autant l’un que l’autre. Peut-être que je lirai cette aventure de John Grey plus tard.

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  • Pauline

    j’ai lu les premiers tomes (2 ou 3 je ne suis plus sûre). Oui j’ai bien aimé les livres et de
    ce que j’ai lu je trouve la série plutôt bien adaptée.

    Reply

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