Interview de Karine Giébel

Interview de Karine Giébel

photo de Karine GiébelKarine Giébel est une auteure de romans noirs que je découvre encore, mais qui, en trois livres (Juste une ombre, Purgatoire des innocents, Satan était un ange) et deux nouvelles (Maîtres du jeu), m’a indéniablement conquis. Son univers est riche et je suis très heureuse qu’elle ait accepté de répondre aujourd’hui à quelques questions.

Que faisiez-vous avant d’écrire ? Comment cela vous est-il venu ? Avez-vous toujours eu cette envie ?
Oui, j’ai commencé à écrire alors que j’étais enfant. C’est un virus que j’ai attrapé très tôt ! Toutefois, je ne pensais pas un jour devenir un auteur, être publiée, etc. J’ai toujours écrit par passion, par envie, voire par besoin.

Terminus Elicius est votre premier roman publié, est-ce également votre premier roman tout court ?

Non, j’ai écrit deux romans avant Terminus Elicius, romans qui n’ont jamais été publiés d’ailleurs.Couverture de Terminus elicius de Karine Giebel aux editions pocket

Vous avez multiplié les prix. Est-ce important pour vous ? Une pression supplémentaire ?
Bien sûr, ils sont importants et ne sont en aucun cas une pression ! Ils sont au contraire de beaux encouragements à continuer et à surmonter mes doutes.

Sur le site de Fleuve éditions, il est indiqué que certains de vos romans sont en cours d’adaptation cinématographique. Pouvez-vous nous en parler ? Des quels s’agit-il ?

Couverture fleuve editions de Purgatoire des innocents de Karine GiebelActuellement, les droits de Purgatoire des Innocents ont été optionnés par le cinéma et il y a des négociations en cours, toujours pour le cinéma, pour les droits de Meurtres pour rédemption.

Cette mise à l’écran est-elle quelque chose que vous attendez ou au contraire que vous appréhendez ? Et si cela se fait, souhaitez-vous ensuite être impliquée dans le processus ? Par exemple, souhaitez-vous suivre l’écriture du scénario, ou même y participer ? Y a-t-il des acteurs que vous verriez bien incarner vos personnages ? Le choix d’un réalisateur ?
Quand on cède les droits d’un de ses romans pour le cinéma, c’est évidemment toujours une prise de risques, mais c’est aussi une aventure passionnante ! Pour l’adaptation de Purgatoire des Innocents, je suis co-scénariste parce que j’ai choisi de l’être. Mais ce n’est pas le cas pour tous les projets. Au niveau du casting, il est encore bien trop tôt pour en parler ! Et c’est au réalisateur de choisir les acteurs qui vont incarner les personnages…

Vos personnages semblent toujours torturés, cassés… Et sont toujours si bien caractérisés ! Avez-vous suivi des études de psychologie pour si bien nous dépeindre les ressorts de l’âme humaine ?
Non, je n’ai pas suivi d’études de psychologie ! J’ai une licence en droit. Je crois que je m’intéresse vraiment aux autres, à l’humain, et l’étude psychologique est pour moi plus instinctive que « clinique »…

Des citations tirées des Fleurs du mal de Baudelaire entourent votre dernier roman. Comment cela vous est-il venu ? L’ont-elles accompagné dès le début ?

En écrivant Satan était un Ange, j’ai eu l’impression d’écrire un compte à rebours. Ça m’a fait penser à un extrait dessatan-etait-un-ange-karine-giebel Fleurs du Mal que j’aime beaucoup, L’Horloge, et ça m’a donné envie de le relire. J’ai donc relu cet extrait, puis l’intégralité du recueil. Et je me suis aperçue que beaucoup de passages pouvaient s’insérer dans mon roman pour annoncer le contenu de certains chapitres.

Pour quoi avoir situé l’action au début des années 2000 ?
C’est tout simple et c’est une question de logique : Paul, l’un des deux personnages du livre, ne peut avoir vécu l’enfance qu’il a vécue que s’il a 20 ans en l’an 2000… si j’avais situé mon roman en 2014, historiquement ça ne fonctionnait pas.

Comment est-il né ? Est-ce ce qui est arrivé à Ilaria Alpi et Miran Hrovatin le point de départ de votre roman ? Avez-vous cherché à imaginer ce qui avait pu leur arriver ?
Pour écrire ce roman, j’ai enquêté sur un trafic (je ne dirai pas lequel pour ménager le suspens !) et lors de cette enquête j’ai découvert ce fait divers : la mort d’Ilaria Alpi et de Miran Hrovatin. Ce n’est donc pas le point de départ du livre, mais j’ai tenu à insérer ce fait divers dans mon histoire, comme une sorte d’hommage à cette grande journaliste et à son caméraman.

couverture de Meurtres pour rédemption de Karine Giébel aux editions PocketSi vous deviez recommander un de vos livres à quelqu’un qui souhaiterait vous découvrir, lequel cela serait-il ?
Question difficile, vu que mes romans sont tous très différents les uns des autres ! Si c’est un lecteur qui est plus tenté par le thriller oppressant et angoissant, je dirais Juste une Ombre. Si c’est un lecteur qui préfère le roman noir, je dirais Meurtres pour rédemption. Mais je crois que c’est au lecteur de faire son choix en lisant les quatrièmes de couverture !

Avez-vous déjà commencé à travailler sur un autre ouvrage ? Et si oui, pouvez-vous nous en parler ?
Non, je n’ai pas commencé l’écriture du prochain roman. Je laisse pour le moment mon imagination travailler… Suspense !

Encore un grand merci à Karine, pour le temps qu’elle nous a accordé !
Retrouvez-la sur son site ou sa page facebook !

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Les pipelettes en parlent

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