Serum : saison 1, épisode 1 / Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza

Serum : saison 1, épisode 1 / Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza

couverture de seum saison 1 episode 1 de loevenbruck et mazza

1773 : MESMER INVENTE L’HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM
Une injection. Sept minutes pour accéder au subconscient d’Emily Scott. Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques. Quelques jours pour empêcher le pire. Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

Avis : J’ai trouvé ce roman assez pauvre et très léger dans l’intrigue. Le début est réellement prenant, mais au fur et à mesure de mon avancée dans le livre, les situations étaient de plus en plus abracadabrantes pour vraiment y croire.

Le roman est mené par une enquêtrice intelligente et débrouillarde, qui, malheureusement, accumule les malheurs et les mauvaises nouvelles. C’est une jeune femme, qui élève seule son fils et qui a dû faire face à des problèmes d’alcoolisme suite à son divorce. Elle a une forte personnalité et c’est son tempérament qui lui a permis de rebondir et de s’en sortir. Les auteurs restent très mystérieux sur son passé, mais on devine bien qu’elle cache grand nombre de mystères, que son collègue, un brin fouineur et maladivement curieux, se fera le plaisir de découvrir et percer à jour. L’autre héroïne du roman, est la victime, qui a tout à fait la tête de l’emploi. C’est une jeune femme d’une trentaine d’année, mignonne, innocente, fragile, qui suite à son « accident » est devenue amnésique. Ces personnages ne sont que peu approfondis afin de garder de la matière pour la suite, mais du coup, je ne me suis pas attachée à eux.

De plus, le fait que l’enquêtrice rencontre de nombreux soucis personnels et familiaux et qu’en plus, elle connaisse bien un psychologue capable de faire revenir en mémoire les souvenirs et le passé de la victime, forcément, cela ne rend pas très crédible cette histoire. Je sais que parfois le sort s’acharne, mais là, cela fait un peu, voire beaucoup pour le même personnage. J’ai également eu ce ressenti avec Arthur, le psychologue, qui le matin même où son amie le contacte pour lui demander de l’aide, regarde l’ancienne porte blindée de son cabinet qu’il n’a pas touché depuis 20 ans. On se doute bien, que des choses pas très catholiques ont eu lieu dans cet endroit, et bien sûr, c’est là qu’il amènera la victime pour lui faire retrouver la mémoire. C’est assurément une manœuvre dangereuse et risquée entreprise par un homme qui est loin d’être tout blanc et dans un lieu qui a dû voir se passer des choses troublantes.

Ce que je reproche à ce roman, c’est que tout tombe à la perfection, que tout semble surjoué. Les événements qui ont lieu sont trop rocambolesques et incroyables et il y a trop d’accumulation de faits sur une même personne. L’ensemble ne m’a pas du tout fait croire du tout à la possibilité de ce récit. Tout m’a semblé prévisible et sans suspens. J’ai été très déçue par les rebondissements et retournements de situations, qui, pour moi, étaient loin d’en être. Il y a trop de coïncidences heureuses ou malheureuses qui décrédibilisent ce récit.

Roman édité par les éditions J’ai Lu

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