Les Dames de Missalonghi / Colleen McCullough

Les Dames de Missalonghi / Colleen McCullough

Couverture de Les dames de Missalonghi de Colleen McCulloughA 33 ans, sans beauté ni fortune, Missy connaîtra-t-elle jamais la caresse d’un regard d’homme ? Car elle ignore tout de la vie, de la vraie vie. Entre sa mère, sa tante et leurs sages travaux d’aiguille, elle traîne des jours ternes et mesquins à l’image de ses éternelles robes marron… lorsqu’une chance s’offre à elle, la dernière peut-être. Elle s’appelle John Smith, on ne sait rien de lui, mais c’est bien l’homme le plus séduisant qu’on ait vu en ville depuis longtemps.
Missy, jusqu’alors si soumise, n’entend pas laisser échapper ce premier clin d’oeil du destin. Pour cela, rompant avec les conventions, à quel subterfuge tout à fait inhabituel aura-t-elle recours ?

Avis : En grande mordue de l’Australie et de tout ce qui touche de près ou de loin à son histoire et à sa population, je me devais de découvrir ce roman de Colleen McCullough ! Les Dames de Missalonghi nous plonge au XXe siècle, dans une famille pauvre, qui n’a pu concrétiser son rêve d’ascension sociale : un mariage avec un riche et beau parti de la région. A 33 ans, Missy s’est résignée et sa mère le lui fait payer ! Docile, elle a l’impression de se révolter par la lecture : des romans lus en cachette grâce à sa meilleure amie. Lorsque patatras ! un bel étranger s’installe non loin de là. Vous me voyez arriver ?! J’ai eu un arrière-goût d’Orgueil et Préjugés version aussie* au début de ma lecture. C’est vite passé !

Si l’évolution de Missy qui permet de traiter de la condition des femmes au XXe siècle est fort intéressante, ma soif de contrées australiennes a été stoppée nette ! Les Dames de Missalonghi se lit facilement, c’est fluide, ironique mais c’est d’un prévisible et si cliché ! Missy est attachante, sa mère et sa tante délicieusement agaçante mais les scènes et les descriptions sont si courtes qu’on n’a pas le temps de s’attarder ni de dresser un portrait fouillé des personnages. Il manque une épice pour colorer une intrigue trop lisse ! 

Une romance de 250 pages où, comme Missy, on ne doit pas traîner pour aimer !

Roman publié aux éditions l’Archipel (Archipoche) – Traduit par Marianne Véron

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