Léviatemps / Maxime Chattam

Léviatemps / Maxime Chattam

couverture de Leviatemps de Maxime Chattam

Le diptyque du temps, Tome 1

Paris, 1900. L’Exposition universelle bat son plein. Mais loin des artères lumineuses, au cœur de la ville, c’est un sang noir qui bat au diapason. Et coule inexorablement, au rythme des crimes commis par un tueur… diabolique. Plusieurs filles de joie, déjà, en ont été victimes. Choqué par l’immobilisme de la police, l’écrivain Guy de Timée arpente les rues sordides, et même les égouts, dans sa traque insensée du monstre. Chaque minute compte… et tue.

Avis : J’avais déjà tenté de lire ce livre il y a quelque mois, mais je n’avais pas réussi à rentrer dedans et je l’avais abandonné. C’est grâce (ou à cause !) d’Erine qui l’a choisi dans le cadre du challenge LDPA, que je l’ai tiré des profondeurs de ma PAL dans lesquelles il serait sinon certainement resté. Je peux dire, maintenant que je l’ai lu en entier, que non, décidément, je n’ai pas aimé Léviatemps.

Mon premier problème provient du héros. Particulièrement égoïste, je l’ai trouvé très antipathique. Il a abandonné femme et enfants pour pouvoir aller s’encanailler, et se terre désormais dans un trou pour qu’on ne le retrouve pas. Et lorsque l’une des pensionnaires de la maison où il a trouvé refuge est assassinée, s’il est attiré par l’affaire, ce n’est pas par amitié, altruisme ou goût de la justice, mais par celui du sensationnel et par curiosité morbide. Cela l’excite de se lancer dans cette quête. J’ai trouvé cela assez écœurant.

Les autres personnages m’ont laissé indifférente. Celui de Faustine avait du potentiel, mais il n’est pas assez exploité. Et c’est encore plus le cas des autres acolytes du héros. On se demande même pourquoi la présence de Gibaiko est mentionnée dans le résumé de la première édition, tant sa présence dans le livre, et dans l’enquête, est anecdotique.

L’intrigue ne m’a pas réellement passionnée non plus. Elle est beaucoup trop basée sur les « compétences » du héros. Imbu de lui-même, ce monsieur pense que son métier d’écrivain le rend apte à dresser le profil du meurtrier. Il se prend pour un aliéniste et extrapole allègrement. Je l’accuserais bien d’avoir trop regardé Esprits criminels ! L’analyse graphologique dans laquelle il se lance à un moment, qui a duré près de 15 pages, m’a profondément ennuyée. J’ai eu plusieurs fois envie de lâcher le livre, de faire des pauses. Et la fin, trop tirée par les cheveux et rapidement expédiée, n’a pas réussi à me faire changer d’avis. Seule la description du Paris du début du 20e siècle et de l’exposition universelle m’ont intéressée, mais pas suffisamment pour sauver le livre.

Roman publié aux éditions Pocket 

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