Elamia / Erik Wietzel

Elamia / Erik Wietzel

Quatrième de couverture : Les morts vont envahir le monde d’Elamia. Une armée de conquête lancée depuis l’au-delà par Golan Tark, le plus puissant sorcier de l’Histoire. La guerre sera terrible et désespérée, et les vivants sont condamnés. Qui pourrait unifier la résistance : Adrian, l’empereur légendaire, qui chevauchait naguère à travers le chaos et le feu ? Jocquinius, le vieux mage dont l’ordre religieux s’accroche au pouvoir ? Hélas, le premier a disparu dans la défaite brutale qui provoqua la chute de son règne et le second n’aimerait rien tant que se retirer des affaires du monde. Alors, d’où viendra le salut ? Peut-être de cet homme sans mémoire, errant dans les ruines. Son destin l’entraînera dans une quête fabuleuse jusqu’aux confins du monde où rôdent des démons sournois, où conspirent des prêtresses aux mystérieux pouvoirs, et où l’attendent les dragons au coeur des montagnes…

Avis : Le gros point fort de cette trilogie, c’est son univers riche. Erik Wietzel nous présente un monde coloré et à la mythologie originale, vraiment intéressant et bien décrit. Il y intègre des territoires et des peuples possédant leurs propres déités et croyances. Le royaume d’Omok, par exemple, m’a paru particulièrement réussi dans son étrangeté et sa noirceur. L’auteur met également en place plusieurs systèmes de magie complexe. Mais sur ce point là, j’ai cependant trouvé que celui des triniciens manquait d’explications. Il faut attendre le 2e tome pour un peu mieux l’appréhender.

L’auteur installe ses personnages afin de couvrir chacun des camps de son monde. Par là, il en fait un roman polyphonique où chacun raconte ses aventures et sa vision des évènements. Il crée ainsi une grande trame pleine de péripéties, mais où tous, finiront par se rencontrer.

Toutefois, cette histoire a, pour moi, manqué d’émotions. Je ne me suis pas sentie proches des protagonistes. Je n’ai pas réussi à vibrer avec eux, particulièrement avec le héros. Je l’ai trouvé assez souvent antipathique. Amnésique, il ne se souvient que de la femme qu’il a jadis aimé, et il est prêt à traverser déserts et océans pour la retrouver. Ce personnage, m’a au début assez rappelé ceux que nous rencontrons dans Le puits des mémoires. Cependant, nous nous éloignons vite de ce parallèle. De personnage sympathique, il se transforme en un être plein de suffisance, au fur et à mesure qu’il retrouve la mémoire. Il est le héros, celui qui est censé sauver tout le monde, et pourtant c’est un despote arrogant. Par ailleurs, les excuses qu’il se trouve pour tromper sa femme – alors que peu de temps auparavant, il était prêt à tout pour elle -, loin de le grandir, le rendent en plus pathétique. Les autres personnages ne m’ont, hélas, pas plus enthousiasmés. Seuls Iriane et Litti, les 2 adolescents qui découvrent leurs pouvoirs et se retrouvent, presque malgré eux, mêlés à l’aventure de leur vie, sortent du lot.

Mon intérêt et mon enthousiasme pour cette lecture ont été en dents de scie. La fin, qui aurait dû me passionner, m’a au contraire passablement ennuyée. En outre, les nombreuses répétitions et redites des évènements passés, m’ont assez agacée. C’est dommage, car ce roman est au fond sympathique, avec vraiment de bons éléments. Il y manque néanmoins ce petit quelque chose qui vous marque et vous emporte, et permet de démarquer une série d’une autre.

Roman édité par Bragelonne. 

Merci à Liestra d’avoir sorti ce livre de ma PAL !
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Un p'tit commentaire, m'sieur dame ? :)x
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