Interview de Barbara Abel

Interview de Barbara Abel

À l’occasion de la sortie de son dernier roman, Derrière la haine, publié aux éditions Fleuve noir, Barbara Abel a eu la gentillesse de prendre le temps de répondre à nos questions. Nous la remercions chaleureusement. C’est une personne vraiment ouverte et sympathique, et nous vous invitons à découvrir ses romans si vous ne les connaissez pas encore.

  • Comment avez-vous eu l’idée du sujet de votre ouvrage, Derrière la haine ? Y a-t-il du vécu ?

L’idée du roman m’est venue suite à une anecdote avec mes voisins justement, une simple anecdote sans aucune conséquence. Une anecdote que je n’ai pas envie de dévoiler ici, pour ne pas révéler un point important de l’intrigue. Mais l’idée s’est imposée, forte et évidente. Rassurez-vous, j’entretiens toujours d’excellentes relations avec mes voisins. 

  • La fin du roman nous a surpris outre mesure. L’aviez-vous déjà en tête avant de vous lancer dans l’écriture de ce livre ou s’est-elle imposée à vous d’elle-même au fur et à mesure de votre avancée ?

La fin était là, dès le début. L’histoire n’aurait pas eu d’intérêt sans cette fin. Et aujourd’hui, au vu des réactions et des retours de lectures, je pense vraiment que sans cette fin, ce roman n’aurait pas suscité de réactions aussi passionnées. Je ne m’y attendais pas trop… En tout cas, pas à ce point-là. 

  • Quels sont vos projets futurs ? Travaillez-vous à nouveau sur un livre du genre policier ou le destinez-vous plutôt dans un style de littérature plus légère ?

Oui, oui, je m’attèle à la rédaction de mon prochain roman. Et ce sera un thriller psychologique, dans la veine de « Derrière la haine ». Mais… suspens ! 

  • Une de vos œuvres (Un bel âge pour mourir) a déjà été adaptée à la télévision, avez-vous été à nouveau contacté pour une autre adaptation d’un de vos titres ? Et notamment pour Derrière la haine ?

Oui, un producteur a mis une option sur un autre de mes titres. Il s’agit de « Duelle », paru en 2005 aux éditions du Masque. Pour « Derrière la haine », je n’ai pas connaissance d’une quelconque cession de droits audiovisuels, mais le roman est tout jeune, à peine 2 mois et demi… Ces choses-là prennent un peu de temps. 

  • Ce roman nous a permis de vous découvrir. Quel autre roman de vous, nous conseillerez-vous afin de mieux vous connaître et à nouveau apprécier votre style d’écriture ?

En thriller, vous pouvez franchement foncer sur « Duelle », j’en suis très fière. En comédie, j’ai une tendresse particulière pour « Le bonheur sur ordonnance ». 

  • Comment vous est venue l’envie d’écrire ?

Je crois que j’ai toujours aimé ça. Petite, j’écrivais des poèmes. Puis, à l’adolescence, j’ai tenu l’inévitable journal intime. A l’origine, je voulais devenir comédienne. J’ai donc écrit une pièce de théâtre pour me lancer sur les planches. La pièce a bien fonctionné, le public était enthousiaste. A la fin de l’aventure, j’ai réalisé que j’avais pris autant de plaisir à l’écrire qu’à la jouer. J’ai continué à écrire en attendant les castings et les propositions de rôle, et finalement j’ai trouvé un éditeur avant de dégoter un rôle. Était-ce le destin ? 

  • Est-ce que votre expérience de comédienne vous aide dans l’écriture de vos romans ?

Oui, sans conteste ! Quand j’écris, j’interprète presque physiquement les personnages de mes histoires. Ce doit être d’ailleurs assez drôle de me regarder écrire, je fais des grimaces, j’ébauche des gestes, je traduis les émotions de mes personnages sur mon visage… Heureusement, il n’y a pas de caméra dans mon atelier.

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Les pipelettes en parlent

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