The rook, au service surnaturel de sa majesté / Daniel O’Malley

The rook, au service surnaturel de sa majesté / Daniel O’Malley

Couverture de The rook de Daniel O'Malley aux éditions Super 8
Quatrième de couverture : Victime d’une agression, Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc de Londres. Autour d’elle, des hommes en costume portant des gants de latex. Tous sont morts. Situation peu réjouissante, certes, mais il y a pire : Myfanwy ne se souvient plus de rien. Le plus surprenant, c’est qu’elle semble avoir « prévu » cette amnésie. Dans la poche de sa veste, en effet, elle trouve une lettre écrite de sa main lui expliquant qui elle est et ce qu’elle doit faire pour découvrir qui veut l’éliminer. C’est ainsi que Myfawny rejoint le siège de la Chequy, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne britannique. Au sein de cette version paranormale du MI5 anglais, où elle occupe un poste à responsabilités, la jeune femme, entourée de surdoués aux pouvoirs plus que spéciaux, doit désormais se frayer un chemin à travers un univers d’ombres et de menaces. Et il va lui falloir pour cela lever le voile sur une conspiration aux proportions inimaginables.

 

Avis : La Chequy est une organisation gouvernementale secrète. À mi chemin entre les X-Men et le MI-5, ses agents sont chargés de contrôler l’activité surnaturelle du royaume de Grande-Bretagne. Voici ce que découvre Myfanwy Thomas, le jour où elle se réveille dans un parc londonien entouré d’une nuée de corps sans vie, dans la lettre qu’elle s’est écrite à elle-même et qu’elle trouve dans sa poche. Son ancien « elle » lui révèle ainsi qu’elle fait partie des hauts gradés de cette institution et qu’un de ses collègues, en tentant de se débarrasser d’elle, l’a rendue amnésique.

 

Après avoir subi une nouvelle attaque, la nouvelle Myfanwy décide de s’infiltrer dans la place pour tenter de comprendre qui a voulu l’éliminer. Le roman est partagé entre son appropriation de cette nouvelle vie et les lettres et dossiers que son ancien moi lui a laissés. Ils permettent de mieux appréhender ce monde et ses aspects les plus délirants, mais aussi de mieux connaître la première Myfanwy qui, ne sachant à qui faire confiance, s’est épanchée dans ses lettres comme dans un journal intime. Myfanwy était une jeune femme réservée et peureuse, génie des chiffres et de l’organisation mais incroyablement mal à l’aise en société. Sa remplaçante, débarrassée de tous ses souvenirs et traumatismes, va révéler une femme sûre d’elle et n’ayant pas peur d’exploiter son potentiel.

 

L’histoire est ponctuée de nombreux rebondissements et nous passons de découvertes en interventions sur le terrain, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas une minute. Daniel O’Malley a imaginé ici un univers riche, maîtrisé et loufoque que l’on suit avec un plaisir grandissant. Les personnages y sont croqués avec justesse au travers du regard souvent caustique de Myfanwy. Celle-ci est à la fois particulièrement attachante dans son ancienne incarnation et pétulante dans la nouvelle.

 

Le récit est souvent drôle, plein de bons mots et de situations rocambolesques. J’ai d’ailleurs pensé à Thursday Next en le lisant. Et c’est avec délectation que l’on apprend que l’auteur planche actuellement sur une suite !

 

« Si tu lis ces lignes, c’est que tu as survécu à plusieurs menaces immédiates. Pourtant, tu es en danger. Le simple fait d’être moi ne signifie pas que tu es en sécurité. En plus de ce corps, tu as hérité d’un certain nombre de problèmes et de responsabilités. Va te mettre en lieu sûr et ouvre la deuxième enveloppe. »
 

 

Roman publié aux éditions Super 8 – Traduit par Charles Bonnot

 

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