Novembre 1886. Dans l’archipel des Solines, marqué par de nombreux drames, le curé remarque l’intelligence exceptionnelle de Soà, jeune fille sourde et muette, et convainc son père François de l’envoyer étudier sur le continent. Soà intègre l’école Sainte-Bernadette et se lie rapidement d’amitié avec Bernadette, une fille trisomique.
Avis : Soa, c’est une histoire fictive, emprunte de réel. Une histoire si vraisemblable qu’elle en est glaçante !
Direction Solines, un archipel marquée par les tragédies autour des disparitions de marins lors de la récolte du goémon. On rencontre alors Soa, pour Soazic, et sa famille de sang mais aussi de coeur. On y découvre une vie marquée par le dur labeur et les désillusions, auquel s’ajoute le handicap de Soa : elle ne parle plus. Brillante, elle voit son avenir s’éclaircir quand le curé/instituteur réussi à convaincre ses parents de l’envoyer sur le continent pour étudier. Entre rejet de ses camarades de classe, amitié solide et soutien inespéré, Soa grandit et forge son identité. Elle revient de temps en temps sur l’île familial, au gré des douleurs qui ne cessent d’aller et venir. J’ai d’ailleurs parfois été déroutée par les réactions de Soa ou de son père et par les choix.
On parle handicap mais aussi droits des femmes, inceste, résilience et solidarité face aux injustices. Un éloge de la tolérance face à la différence et à la méconnaissance. La couverture attire l’oeil, la mélancolie constatée embaume aussi le récit. Les jeux de lumière de Shinja sont incroyables ! Un récit qui ressemble tant à une histoire vraie, renforcé par le carnet mettant à l’honneur le travail rural et la vie d’archipels similaires en fin d’ouvrage.
A découvrir !
BD publiée aux éditions Bamboo édition.











