« Pendant des années, dans la petite ville où j’ai grandi, les esprits restèrent marqués par les évènements qui se produisirent au zoo local un vendredi de décembre, à quelques jours de Noël. Et pendant toutes ces années, personne ne sut la vérité sur ce qui s’était réellement passé là-bas. Jusqu’à ce livre. »
À la veille de Noël, une visite scolaire dans un zoo tourne à la catastrophe.
Que s’est-il passé exactement ? Les parents de Joséphine, qui participait à cette sortie et qui semble être l’une des protagonistes de cette affaire, sont bien déterminés à le découvrir.
Dans cette quête de vérité, on comprend peu à peu qu’une catastrophe n’arrive jamais seule. Les apparences sont trompeuses et le récit des évènements va prendre une tournure que personne n’était près d’imaginer.
Avis : en grande amatrice des romans de Joël Dicker, j’ai eu un peu de mal à aller vers cette dernière parution. Souvent, quand il y a engouement, je me défile. Peut-être que la couverture a joué aussi sur mon indécision. Celles des romans de Joël Dicker ne m’ont jamais inspiré, même si je dois reconnaître qu’elles sont savamment choisi. Et puis, au hasard d’un détour par ma médiathèque, j’apprends que ce roman, que j’ai réservé il y a plusieurs mois, m’attend. Au hasard d’un long week-end, où l’envie (et le temps !) me prend de lire un roman d’une traite, je lui accorde mon intérêt. Aïe.
Joël Dicker nous offre un roman complètement différent de ce à quoi il a pu nous habituer. Il se frotte à un sujet classique mais risqué, savoureux mais emprunt de sentiments contraires, l’enfance. Il laisse la parole à Joséphine, jeune élève d’une école spéciale, parce qu’elle est différente pour la société. Ce qui ne l’empêche pas de connaître les joies et peines de l’enfance : entourée de ces autres amis de l’école spéciale, elle est espiègle, plein de questionnements et…se retrouve aspirée dans un effet boule de neige. Tout part de l’inondation, très louche, de leur salle de classe. Toute la petite bande décide de mener l’enquête, à leur façon. Mensonges, cachotteries, tours de passe passe se mêlent pour emmener le lecteur dans une quête de vérité. Et comme la vérité sort toujours de la bouche des enfants, cela donne un roman cru, sans détour. C’est touchant, drôle, pleins de bons sentiments, avec une belle morale. Mais je préfère la plume policière de Dicker. Celle qui nous entourloupe, nous mène en bateau, nous fait faire des détours aux apparences futiles mais primordiaux.
Roman publié aux éditions Rosie & Wolfe.











