India et Louis ont dix ans et huit ans et demi quand leur mère les dépose devant la grille du Château de Berléac en leur disant qu’elle reviendra.
Les voilà tous les deux à devoir apprendre les codes d’une famille dont ils ignorent tout– ceux d’une dynastie bordelaise, à la tête d’un des plus beaux vignobles de Graves, qui les accueille avec réticence, voire méfiance.
Que de rancunes, de secrets, de trahisons en ce château majestueux où chacun joue un rôle et entend occuper le devant de la scène ! Les enfants, sans le vouloir, avec leur candeur, leur innocence, leur opiniâtreté, vont tout dynamiter.
Avis : On ne présente plus Katherine Pancol. Pourtant, depuis sa saga vedette Les yeux jaunes des crocodiles, j’avais eu du mal à avoir un nouveau coup de coeur pour un de ses romans. Souvent, quand j’adore la plume d’un auteur, j’adore quasiment l’ensemble de son oeuvre. Pas ici.
La mariée portant des bottes jaunes traînait donc dans ma pile à lire depuis quelques temps. C’est un hasard de valise, l’envie de n’emporter qu’un livre mais qui tienne le temps du séjour et l’intrigue derrière ce titre qui m’a décidé.
Les premières pages ont failli avoir raison de moi. Je ne voulais pas, sur le moment, d’une lecture à la Aurélie Valognes, avec un personnage féminin à la vie tourmentée. On suit donc Muriel, 2 enfants, un remariage bancal dans lequel elle essaye de mettre un peu de folie. On est dans la voiture. On ne sait pas trop où ils vont. Tout dérape. Arrive un château. Deux enfants laissés temporairement à un frère avec qui Muriel avait coupé les ponts. Derrière cette grille austère et cette tournure de l’histoire étrange, on découvre une richissime (en apparence) famille de vignerons bordelais, avec des personnages hauts en couleur. De la grand-mère austère, à la cuisinière/nanny mère poule, du frère patron vivant dans l’illusion à ses deux femmes diamétralement opposées et la descendance emprunt d’indépendance…on découvre une saga familiale, idéale pour l’été !
C’est plaisant, c’est fluide, c’est rocambolesque mais devinable d’avance. C’est peu rapide sur les dernières pages et on reste un peu sur notre fin. Un roman qui se lit comme une potentielle adaptation à la TV.
Roman publié aux éditions J’ai lu.











