Green Blood / Masasumi Kakizaki

Green Blood / Masasumi Kakizaki

Couverture du tome 1 de Green Blood de Masasumi Kakizaki

Green Blood, Intégrale (5 tomes)

À Manhattan à la fin du XIXe siècle, misère, criminalité et prostitution ravagent le quartier de Five Points, immense ghetto où échouent tous les laissés-pour-compte du rêve américain. La pègre, qui a corrompu les autorités, y fait régner sa loi. Au sein de la marée d’immigrants qui transitent par New York jour après jour, le jeune Luke Burns s’efforce de rester honnête et joue les dockers pour survivre.
Il sait, comme tout le monde, que le clan mafieux le plus dangereux de la ville, les Grave Diggers, s’appuie sur des assassins impitoyables pour asseoir son autorité. Mais ce qu’il ignore, c’est que le plus célèbre et le plus redoutable d’entre eux, le Grim Reaper, n’est autre que son frère aîné, Brad…

Avis : Cela faisait un moment que ce manga me faisait de l’œil et je ne regrette pas d’avoir enfin craqué car j’ai adoré l’histoire de ces 2 frères, Brad et Luke, entraînés dans une quête épique de vengeance à travers les États-Unis.

Green Blood est un mix entre le western et l’histoire de gangsters. Nous sommes à New York, dans le quartier défavorisé de Five Points. En 1865, les gangs ont pignon sur rue et font régner la pluie et le beau temps sur la population. Mais même pour eux les temps sont durs. Les Grave Diggers, le plus influent d’entre eux, doivent affronter la concurrence féroce de nouveaux venus, les Iron Butterflies. Heureusement, ils ont une arme secrète : le Grim Reaper, un tueur redoutable et redouté. Seulement voilà, Brad de son vrai nom, a aussi un point faible : Luke, son petit frère. Et lorsque leur criminel de père revient à Five Points, cela finit de mettre le feu aux poudres…

Les personnages de Luke et Brad sont le premier atout de ce manga. On s’attache très vite à eux. À Luke, tout de lumière et de gentillesse. À la noirceur de Brad, à sa force et à son amour profond pour son frère qui lui permet de ne pas complètement sombrer dans le néant. Leur relation est très belle et touchante. Tous deux sont très intéressants, chacun tournoie dans l’axe de l’autre, s’entraînant dans la lumière et les ombres.

L’ambiance est sombre, la violence omniprésente. L’histoire est vraiment très prenante, la narration dynamique et entraînante. Les tomes s’enchaînent sans aucune envie de les poser. Malgré tout je pense que l’intrigue de Green Blood aurait mérité 1 voire 2 tomes de plus pour vraiment se déployer dans toutes sa profondeur. Certains éléments vont trop vite ou manquent d’explications, notamment concernant le passé des protagonistes secondaires alors que c’est là que se situe le démarrage de cette histoire.

Les dessins de Masasumi Kakizaki sont vraiment superbes, dotés d’une patte élégante et cinématographique qui correspond parfaitement à cette histoire. Les personnages sont charismatiques ou effrayants, les gueules cassées. Les décors sont soignés, très détaillés. Le premier tome contient quelques très belles pages sur papier glacé et colorisé qui sont malheureusement absentes des suivants.

Les mangas sur le genre sont rares (ou en tout cas que je connaisse) et celui-ci est de très bonne facture. Et bien que la fin m’ait un peu frustrée, je vous recommande chaudement Green Blood.

Manga paru aux éditions Ki-oon (Seinen) – Traduit du japonais par David Le Quéré

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