
« Ambre, ma fille, viens.
La vie vaut la peine d’être vécue. »
Derrière une vitre à la maternité, Camille s’adresse à son enfant et lui promet une existence à deux pleine de douceur, de nature et de poésie.
Entre les profondeurs des mers et la canopée des forêts, de la délicatesse des cachalots à la métamorphose des chenilles, sous les ciels étoilés et face à l’immensité bleue de l’océan, cet amour filial qui était loin d’être une évidence leur fera chercher en toutes choses ces petits riens et grandes joies qui émerveillent.
Avis : lire Aurélie Valognes, dans mon cas, c’est annoncer le début de l’été. Je l’avais repéré depuis quelques temps, le titre me faisait de l’oeil. Je l’ai commencé, reposé, sceptique, repris à l’ombre de la piscine et je ne l’ai jamais reposé. L’émerveillement se lit d’une traite, avec effet immédiat. Une douceur lancinante s’insinue au fil des pages. Anticiper une histoire angélique serait se méprendre. Ce livre est une ode au regard que l’on porte sur notre environnement.
Camille vient de donner vie à Ambre. Elle sort d’un deuil pour accueillir la vie. Ce livre n’est pas qu’une ode à la maternité, il interroge sur les traces des blessures plus profondes que l’on ne pense. On suit Ambre, on grandit à ses côtés, comme un spectateur témoin aux côtés de sa mère. Une enfant à part, de sa naissance à sa scolarité. Une adolescente aux proies aux questions de la vie et gestion des émotions, fuyant le regard de sa mère qui l’insupporte tout comme il la réconforte.
Ce livre marque le changement de plume et de rythme d’Aurélie Valognes. Un côte plus introspectif, plus sinueux. Elle invite à prendre soin de soi, des autres et de notre monde, tout en poésie et dans un style incisif. Elle aborde des sujets de société, notamment l’écologie, sans sombrer dans le patos ou la morale. Chacun a sa place, fait son chemin, jusqu’il soit bousculer par Ambre, comme le ferait un enfant qui est curieux de la vie.
« Rien n’est grave dans le fond. Sauf la naissance et la mort. Entre les deux, il faut vivre. Profiter. Résister. Oser. Parce qu’il y a urgence à ralentir et à s’émerveiller. »
Roman publié aux éditions JC Lattès.











