Une baignoire de sang / Béatrice Hammer

Une baignoire de sang / Béatrice Hammer

Couverture de Une baignoire de sang de Béatrice Hammer

Pourquoi Julie, jeune pigiste talentueuse, est-elle morte, les veines ouvertes, dans sa baignoire ? Et qui est donc Mina, cette jeune fille asociale, qui vit dans la rue depuis le jour de ses 18 ans, et dont les proches semblent mourir les uns après les autres ?
Gloria Basteret, enquêtrice à la Crim, va tout faire pour répondre à ces questions. En plus de son enquête, Gloria doit supporter les exigences de son nouveau chef qui la déteste, s’occuper seule de ses deux enfants, veiller au bien-être d’un cheval nain… et rêverait de réinvestir une vie amoureuse trop longtemps négligée. Ceci l’amène à user de méthodes peu orthodoxes, sans prendre la mesure des dangers qu’elle fait courir à ses proches, en particulier à ses enfants.

Avis : Lorsque Julie Rivière, 29 ans, journaliste indépendante à la dent dure est retrouvée dans une baignoire de sang, la police ne sait sur quel pied danser : suicide ou meurtre ? Si la scène a toutes les apparences du suicide, l’acharnement à le mettre en œuvre (absorption de barbituriques + se taillader les veines) leur paraît inhabituel. De plus on ne connaissait à Julie ni dépression ni problèmes pouvant justifier cet acte extrême. Au contraire, elle avait débuté une nouvelle enquête sur les dessous de l’industrie pharmaceutique qui semblait lui tenir à cœur, et elle avait entrepris des démarches pour retrouver son père.

J’ai eu du mal à rentrer dans Une baignoire de sang. Le début du roman s’attache principalement à décrire la vie privée de Gloria Basteret, l’enquêtrice principale nommée sur l’affaire. Depuis le départ à la retraite de son chef et mentor, Gloria n’aime plus son boulot. Elle est débordée entre ses deux jeunes enfants, les frasques de son ex-mari bipolaire et une mère moralisatrice. Sans parler de ses crushs pour les hommes de son entourage. Au lieu de m’attacher au personnage, cela m’a exaspérée. Pour moi cela venait trop tôt dans le récit et prenait trop le pas sur l’enquête. Heureusement, on finit par se recentrer sur celle-ci, même si les préoccupations personnelles de Gloria ne restent jamais loin.

Mais ce qui m’a vraiment plu en revanche, ce sont les chapitres alternatifs où nous découvrons la vie et les déboires d’une jeune orpheline. De ses années de solitude à l’orphelinat, son passage chez Tête-de-Souris, à sa vie d’adulte. Ce petit bout de femme, déjà cassé par la vie, désabusé, est particulièrement attachant. On voudrait pouvoir se dresser pour protéger son innocence. Le ton employé, intime, sonne juste et j’ai beaucoup aimé le traitement que lui réserve Béatrice Hammer.

Au final, j’ai un sentiment assez mitigé sur cette Baignoire de sang. J’ai un peu eu l’impression de lire 2 livres : un qui a su m’enthousiasmer et m’émouvoir, l’autre qui m’a laissée plus indifférente. Même si bien sûr, les 2 histoires qui y sont dévoilées vont finir par se rencontrer.

Roman publié aux éditions Alter Real (Suspense)

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