Les yeux des ténèbres / Dean Koontz

Les yeux des ténèbres / Dean Koontz

Couverture de Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

Danny, 8 ans, est mort dans un effroyable accident. Et Tina, sa mère, n’a jamais pu identifier son corps. Un an plus tard, des signes prouvent pourtant à Tina que son fils est toujours en vie. Dès lors, elle n’a qu’une obsession : le retrouver et découvrir la vérité. Mais elle dérange et les services secrets tentent de l’assassiner. Qu’ont-ils à cacher ? Et si Danny était celui par qui la fin de l’humanité pouvait arriver ? Ne lui a-t-on pas inoculé le Wuhan 400, un virus fabriqué dans quelque laboratoire secret caché au fin fond de la Chine ?

Avis : Si le seul intérêt de ce roman était le fait qu’il parle d’un virus venant de la région de Wuhan en Chine, cela serait un peu triste. Mais ce n’est évidemment pas le seul aspect de ce livre écrit en 1981 qui vaut la peine d’être lu. Les yeux des ténèbres est un assez bon thriller, mais qui ne mérite quand même pas pour moi, le bandeau « le thriller qui a enflammé les réseaux sociaux ».

On y découvre Christina Evans, dite Tania, une jeune femme réalisatrice de spectacle à Las Vegas. Elle vient de vivre deux années très dures, puisqu’elle a divorcé de son mari Mickael puis perdu son fils unique, Danny, 10 ans, lors d’une sortie scoute. Elle est pourtant sur le point de célébrer la nouvelle année par un spectacle grandiose et auprès de gens qui l’apprécient. Elle pense qu’elle est en train de tenir le choc et même de remonter la pente. Le regard qu’Elliot Stryker, l’avocat d’un de ses amis pose sur elle est même électrifiant. Va-t-il ouvrir son cœur ? En parallèle, des manifestations bizarres (des mots écrits dans sa maison, une sensation de froid…) se succèdent et lui font penser que quelqu’un lui reproche la mort de son fils, mais qui ?

En effet, le côté thriller percutant, drôle et qui va vite est bien maîtrisé et franchement, vaut le détour. Mais il met parfois tellement dans le mille facilement et réunit deux personnes qui s’aiment en ne s’étant rencontrés qu’une fois 2h, ce fut un peu trop parfait pour moi.

De plus, ce thriller tourne rapidement aux histoires de poltergeist. Et qu’Elliot, l’avocat rigoureux qui ne connait Tania que depuis deux minutes, puisse aller dans son sens, elle la mère qui sent des choses, cela a été encore un peu trop pour moi. À partir de ce moment-là, la lecture des rebondissements fut toujours plaisante mais plus du tout sensée et cela m’a gênée. Au contraire du Manteau de neige, qui fait aussi appel à des fonctions cognitives supérieures à la normale et des esprits qui communiquent d’une certaine façon avec les autres vivants, mais qui reste assez sobre quant au déroulement de l’histoire, Les yeux des ténèbres part trop dans la facilité et le convenu de cette histoire d’amour.

Enfin, parlons du virus, qui est à peine évoqué, mais qui fait montre d’une virulence incroyable (heureusement pour nous dans la vraie vie, beaucoup moins forte que dans ce livre…). C’est alors le volet armée secrète et recherche médicale payée avec des deniers cachés du gouvernement des États-Unis que Dean Koontz sort de sa manche. C’est efficace.

La fin a pour moi sauvé un peu le côté trop-beau-pour-être-vrai, en ne s’en tenant qu’au strict minimum et en misant moins sur le côté cul-cul de la romance de Tania avec Elliot.

Un thriller sympa mais qui n’enflammera pas mes réseaux sociaux.

Les yeux des ténèbres est un roman publié aux éditions L’Archipel – Traduit de l’américain par Jacqueline Lenclud et révisé par Serge Filippini.

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