Les machines fantômes / Olivier Paquet

Les machines fantômes / Olivier Paquet

Couverture de Les machines fantômes d'Olivier Paquet

Dans un monde où la société est devenue artificielle, les intelligences artificielles pourraient-elles faire société ?
Quatre personnages – un trader, une chanteuse pop, un ancien tireur d’élite, une joueuse de jeu vidéo multijoueurs : chacun croit jouer pleinement sa carte sur l’échiquier de la société sans percevoir qu’il est piégé dans des fictions confortables dont il n’est pas le seul acteur.
Plus un. Hans / Joachim dont ils croisent tous la route. Ce mystérieux jeune homme, tantôt séduisant, tantôt menaçant, est décidé à confier le destin de nos sociétés à des machines. Ce qui va contraindre nos personnages à coopérer, à se rencontrer pour empêcher l’irréversible.
Et des IA…

Avis : Cela faisait un moment que j’avais repéré Les machines fantômes, et j’étais vraiment très curieuse de le lire d’autant que les premiers retours que j’en avais vus étaient très enthousiastes. Malheureusement je suis un peu passée à côté pour ma part.

Pourtant, j’ai trouvé que le sujet était vraiment très intéressant. Olivier Paquet traite des IA, mais d’une manière originale par rapport à ce que j’ai pu lire auparavant. Ici point de robots humanoïdes qui souhaitent en finir avec l’humanité, mais des bots, insérés dans toutes les strates de nos infrastructures, capables de penser et d’interagir et qui ont décidé de reprendre en main notre avenir. Il faut reconnaître que nous ne sommes pas très doués nous-même 😉

Cette originalité se retrouve également dans la construction du roman. Nous suivons d’abord Adrien, trader dans une grande société, qui fait la pluie et le beau temps des marchés. Puis Aurore, une chanteuse pop qui voit sa cote commencer à dégringoler face à une nouvelle icône. Puis vient Kader, un ancien militaire mis au rencard à cause d’un SSPT. Chaque histoire est dans un premier temps indépendante, rien ne les relie les unes aux autres. Rien, à l’exception d’un homme, qui intervient dans chacune de leur vie, qui provoque leur rencontre. Intercalés entre les chapitres, des scénarios des IA prennent forme.

J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans Les machines fantômes. Les histoires de trader, ça ne me passionne pas des masses. Ça a commencé à aller mieux avec celle d’Aurore. Petit à petit les liens se créent et l’intrigue devient plus intéressante à suivre. Malgré tout, globalement, je dois dire que j’ai trouvé l’histoire longue, et parvenue à la fin, j’avais même hâte d’en finir. Je n’ai jamais réussi à vraiment me passionner pour cette histoire à laquelle j’ai trouvé un ton impersonnel. Les personnages ne m’ont pas touchée (à part peut-être Lou) et les fils de l’intrigue m’ont paru souvent décousus. Ce qui a sans doute aussi joué sur mon désintérêt, c’est que, sincèrement je dois avouer que je n’ai pas tout compris à cette histoire d’intelligence artificielle. Je ne suis pas du tout une scientifique, et c’était flagrant ici ! La fin, également, m’a laissée perplexe.

Olivier Paquet crée pourtant, avec Les machines fantômes, un univers fort, un roman d’anticipation qui traite de thèmes très actuels : libre arbitre, traitement des données personnelles, vie privée, réseaux sociaux, cyber-sécurité et surveillance de masse. Je comprends donc aisément l’enthousiasme qu’il a pu déclencher, même si personnellement je n’ai pas été conquise.

Roman publié aux éditions L’Atalante
L’avis de Yogo, enthousiaste

logo du challenge abc imaginaire 2020

4 comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *