Serial Watcher | Octobre – Décembre 2019

Serial Watcher | Octobre – Décembre 2019

Peaky Blinders | Saison 5
Créée par Steven Knight (2013)
Avec Cillian Murphy, Helen McCrory, Paul Anderson, Sophie Rundle…
Série britannique – En cours, officiellement renouvelée pour une saison 6
Genre : Drama • Historique
Format : 6×58’
Avis : Peaky Blinders est une de mes séries préférées, qui ne m’a encore jamais déçue, et cette saison ne fait pas exception. Nous retrouvons la famille Shelby durement frappée par le krach de 29. Pour tenter de se remettre, elle va se lancer, plus ou moins volontairement, dans le trafic d’opium. En parallèle, le nouveau député à la Chambre des Lords Thomas Shelby a maille à partir avec Oswald Mosley, un puissant fasciste. Disons-le tout net, pour la première fois Tommy est dépassé par les évènements et ce n’est pas la dépression dans laquelle il a sombré qui va l’aider. Cela faisait longtemps qu’elle lui courait après, mais elle semble cette fois bien l’avoir attrapé. Ce n’est pas non plus sa famille. Arthur est en plein conflit marital, Michael veut devenir calife à la place du calife, Polly est étonnamment en retrait, Finn est un petit coq qui n’a pas compris ce qu’impliquait être un Peaky Blinders, et sa propre cellule familiale est en train de prendre l’eau de toute part. Comme toujours, Tommy joue sur tous les tableaux, mais cette fois l’un d’eux pourrait bien lui revenir en pleine face !
J’ai dévoré d’une traite les 6 épisodes de cette saison. Une saison où la violence est plus insidieuse que frontale : la dépression de Tommy, la trahison qui guette au sein même de la famille, et toujours ce climat social important, ici avec la montée du fascisme en Angleterre. Le show est d’ailleurs bien plus politique que ce à quoi nous étions habitués, là où les saisons précédentes se concentraient plutôt sur les guerres de gang. De façon tout à fait inhabituelle, mais complètement raccord avec la grande Histoire, cette saison se termine par un cliffhanger. Car le véritable ennemi, c’est cette montée du fascisme, symbolisée par le personnage d’Oswald Mosley.
Visuellement, la série est bien sûr toujours au top, avec une photographie de fou. Le seul vrai reproche que je ferai à cette saison, c’est concernant le fan service. J’apprécie tout autant que tout un chacun mais il a ses limites, et elles commencent là où s’arrête la crédibilité.


The spy | Saison 1
Créée par Gideon Raff (2019)
Avec Sacha Baron Cohen, Noah Emmerich, Nassim Si Ahmed, Hadar Ratzon Rotem…
Série israélo-américaine – Terminée
Genre : Historique
Format : 6×52’
Adapté de L’Espion qui venait d’Israël d’Ouri Dan et Yechayahou Ben Porat
Avis : The spy retrace l’histoire vraie d’Elie Cohen, un espion israélien ayant réussi à infiltrer les plus hauts niveaux du gouvernement syriens avant de se faire prendre dans les années 60.
On sait dès le début qu’Elie ne s’en sortira pas et malgré ce que l’on pourrait penser, cela apporte un grand suspense à la série car on se demande à chaque moment comment cela s’est produit, quelle erreur l’a perdu. Il va toujours plus loin, trop loin souvent se dit-on, prenant plus de risques.
The spy est prenant, soigné, avec un Sacha Baron Cohen très bon dans ce rôle de caméléon toujours sur la brèche, charmeur, patriote et mari absent qui va peu à peu perdre pied.
(Attention, le trailer annonce la série sur Netflix, mais en France elle est en réalité sur OCS.)


Glitch | Saison 3
Créée par Tony Ayres et Louise Fox (2015)
Avec Patrick Brammall, Emma Booth, Ned Dennehy, Rodger Corser…
Série australienne – Terminée
Genre : SF
Format : 6×55’
Avis : Quelle déception ! Après une excellente saison 2, inventive et tout en tension, j’attendais avec grande impatience ce final, que j’espérais en apothéose et qui devait répondre à toutes les questions.
Malheureusement, cette 3e et dernière saison donne l’impression que les showrunners ne savaient plus comment conclure. L’intrigue se délaie avec 2 nouveaux revenants, Belle, une adolescente, et Tam Chi Wai, un immigrant japonais. Comme pour les autres, on découvre peu à peu leurs vies et morts. Rien à voir avec l’intrigue principale, ils n’apportent rien de neuf non plus et m’ont donné le sentiment d’être là pour faire du remplissage. De nouveaux antagonistes se révèlent, comme Phil et Sarah, plongeant le show dans un délire mystique. Ça part dans tous les sens, sans qu’il n’y ait jamais de réponses satisfaisantes et le final est ridicule (sérieusement, s’il suffisait de siffler il ne pouvait pas le faire plus tôt ?!).
La série est néanmoins à conseiller pour ses 2 premières saisons, qui restent très bonnes, originales et très intrigantes. Il est vraiment dommage qu’ils n’aient pas su conclure de manière plus satisfaisante.


Derry Girls | Saison 2
Créée par Lisa McGee (2018)
Avec Nicola Coughlan, Louisa Harland, Dylan Llewellyn, Saoirse-Monica Jackson…
Série britannique – En cours
Genre : Comédie • Historique
Format : 6×25’
Avis : J’adore toujours autant cette série ! C’est complètement WTF, mais c’est tellement bon !
C’est avec le plus grand plaisir qu’on retrouve la bande, Clare, Orla, Erin, Michelle et la pièce rapportée, James. Toujours prêts à jouer les rebelles, que ce soit pour aller à un concert de Take That, pour fraterniser avec des protestants, goûter à la drogue ou à l’alcool ou aller à leur premier bal… Et ça ne manque jamais, cela fini toujours en catastrophe ! Avec, en toile de fond, le conflit nord-irlandais. Dans Derry Girls, la profondeur se cache sous des atours triviaux. Le décalage, entre les préoccupations des personnages, typiquement adolescentes, souvent égocentriques, et le climat de violence autour d’eux, accentue de manière subtile et parfaitement réussi celui-ci. Et on ne peut qu’admirer leur résilience. Les ressorts comiques sont maîtrisés, et le show est tout simplement à mourir de rire.
La fin est super émouvante.


The End of the F***ing World | Saison 2
Créée par Charlie Covell (2017)
Avec Alex Lawther, Jessica Barden
Série Anglaise – Terminée
Genre : Comédie dramatique
Format : 8×25’
D’après le roman graphique éponyme de Charles S. Forsman
Avis : J’avais adoré la première saison de cette série à l’humour noir prononcé, et j’attendais avec impatience le retour d’Alyssa et James. Le premier épisode est déstabilisant puisqu’on ne retrouve pas nos héros, mais qu’on rencontre Bonnie, une fille très très bizarre… Mais on comprend vite l’utilité de ce nouveau personnage : Bonnie était la petite amie de Clive Koch, l’homme qu’Alyssa et James ont tué en saison 1.
Certains diront cette saison moins réussie, elle est moins drôle (même s’il y a encore quelques pépites ici et là) et moins originale c’est sûr, mais je trouve cette suite cohérente. 2 ans se sont écoulés, les personnages ont muri et ont été durablement marqués par les évènements de la saison 1. S’ils ne savent toujours pas quoi faire d’eux-mêmes, ils essaient de trouver des réponses autrement qu’en fonçant droit devant eux en envoyant bouler le monde. Bref, ils deviennent adultes. Le ton est plus mélancolique, bien que toujours aussi désabusé. Alyssa et James sont toujours aussi attachants. Il n’est, a priori, pas prévu de saison 3, et à mon sens ce n’est pas nécessaire. Nous avons là un très bon final de série.


The Passage | Saison 1
Créée par Liz Heldens (2019)
Avec Mark-Paul Gosselaar, Saniyya Sidney, Jamie McShane, Caroline Chikezie…
Série américaine – Terminée
Genre : SF
Format : 10×42’
D’après le roman de Justin Cronin
Avis : J’ai beaucoup aimé cette série et c’est vraiment dommage qu’elle n’ait pas connu un meilleur traitement. The passage a en effet été annulée en cours de route, et si les showrunners ont su lui offrir une fin, celle-ci a rapidement été expédiée sur les 2 derniers épisodes, laissant malgré tout le spectateur sur un sentiment de frustration. En cause, les facilités pour accélérer le déroulement des évènements et le manque de réponses, notamment sur le destin des protagonistes.
Pourtant, cette série vampirique avait largement de quoi convaincre ; je précise que je n’ai pas lu les livres. Nous y suivons l’agent Brad Wolgast (Mark-Paul Gosselaar que j’ai été ravie de retrouver) qui est chargé de trouver des cobayes pour le projet Noah, une expérience scientifique visant à développer un vaccin contre les maladies. Mais le projet a mal tourné, et au lieu du vaccin espéré, ils ont créé des vampires. Le jour où on demande à Brad de ramener la jeune Amy Bellafont (à la place des condamnés du couloir de la mort habituels) celui-ci décide de retourner sa veste et de tout faire pour la protéger. Les personnages sont attachants, Amy est adorable et la relation père-fille qui se développe entre eux est touchante. Une série d’action légèrement horrifique, plutôt bien menée, même si quelques éléments sont prévisibles, et si on excepte les 2 derniers épisodes.
J’aurais quand même tendance à la déconseiller aux personnes qui ont lu et aimé les romans car 2500 pages résumées en 8 épisodes… je ne pense pas que ça puisse le faire pour eux !


L’art du crime | Saisons 1 à 3 Logo du challenge series
Créée par Angèle Herry-Leclerc et Pierre-Yves Mora (2017)
Avec Nicolas Gob, Éléonore Gosset, Benjamin Egner, Philippe Duclos…
Série française – En cours, officiellement renouvelée pour une saison 4
Genre : Policier
Format : 2(6×52’) + 2×90’
Avis : Je suis tombée par hasard sur L’art du crime, un titre de France Télévisions, et j’ai vite rattrapé les épisodes qui me manquaient ! J’ai tout simplement adoré cette série drôle et dynamique qui surfe sur la vague du duo flic/consultant et prouve que les Français sont tout aussi capables de créer de bonnes histoires autour de cette idée.
Nous y suivons les enquêtes du capitaine Antoine Verlay qui vient d’être muté à l’OCBC (Office Central de lutte contre le trafic des Biens Culturels) suite à des problèmes d’insubordination. Le soucis c’est qu’il n’y connaît strictement rien en art. On lui adjoint donc la collaboration d’une spécialiste, Florence Chassagne, historienne de l’art. Leur duo fait des étincelles : elle est complètement névrosée et a besoin d’être rassurée, il est bourru et ne veut personne dans ses pattes. Ils vont peu à peu apprendre à travailler ensemble, mais leur relation ne va pas se refroidir, surtout lorsqu’ils commencent à développer des sentiments moins professionnels, ce qui va donner lieu à des situations très drôles.
L’art tient une place importante dans chaque enquête, de célèbres œuvres sont expliquées. Donc en plus la série est toujours très pédagogique et intéressante.
Les 2 premières saisons proposent 3 enquêtes étalées sur 2 épisodes pour chacune. Le format change ensuite, on passe à des épisodes de 90 minutes par enquête. La dernière saison était très frustrante car elle ne contient que 2 épisodes, mais ils étaient vraiment excellents. La prochaine devrait en comporter 3 et j’ai vraiment hâte de retrouver ce duo improbable !


Daybreak | Saison 1
Créée par Aron Eli Coleite et Brad Peyton (2019)
Avec Colin Ford, Sophie Simnett, Alyvia Alyn Lind, Austin Crute…
Série américaine – Annulée
Genre : Post-apo
Format : 10×45’
D’après le comic éponyme de Brian Ralph.
Avis : Daybreak est une série complètement déjantée et décomplexée. On y suit Josh, un lycéen lambda qui, après que l’apocalypse ait eu lieu tuant tous les adultes ou les transformant en goules, se retrouve comme un poisson dans l’eau dans ce nouvel univers. Enfin, ce serait le cas s’il pouvait remettre la main sur sa petite amie, Sam, portée disparue. C’est drôle, complètement barré, très 3e degré. Daybreak se joue de tous les clichés sur les ados, brise et rebrise le 4e mur, est ultra référencée, toujours excessive, et facilement gore. La série a été annulée mais la saison 1 se suffit à elle-même, et on peut s’arrêter là sans frustration.


Home for Christmas | Saison 1
Série créée par Per-Olav Sørensen (2019)
Avec Ida Elise Broch, Oddgeir Thune et Felix Sandman…
Série Norvégienne – Statut indeterminé
Genre : comédie
Format : 6×30’
Avis : Je ne suis pas une adepte des films de Noël, je ne me serais donc probablement jamais arrêté sur cette série si on ne me l’avait pas conseillée. Et je ne l’ai pas regretté car elle est bien plus moderne et beaucoup moins guimauve que ce que j’aurai attendu d’un film de Noël.
Johanne a 30 ans, et elle est harcelée par sa famille, et par la société en générale, parce qu’elle est toujours célibataire. Excédée, un mois avant les fêtes elle annonce à sa famille avoir rencontré quelqu’un et accepte de l’amener pour le repas du réveillon. Le problème c’est que ce n’est pas vrai du tout. Pour ne pas avoir à avouer qu’elle a menti, elle se met à enchaîner les rendez-vous plus foireux les uns que les autres, afin de trouver la personne à présenter à sa famille.
J’ai vraiment passé un bon moment avec cette série qui met à l’amende la pression subie pour rentrer dans le moule mariage/enfants. On enchaine les situations cocasses ou touchantes. Johanne est attachante, et elle a une vie riche et épanouie en dehors de toute relation amoureuse.
Le renouvellement n’a pas encore été confirmé, mais comme Daybreak la saison peut très bien se regarder seule. C’est une fin ouverte, mais pas incohérente avec le show.


The Witcher | Saison 1
Créée par Lauren Schmidt (2019)
Avec Henry Cavill, Freya Allan, Anya Chalotra, Mimi Ndiweni…
Série américaine – En cours, officiellement renouvelée pour une saison 2
Genre : Fantasy
Format : 8×60’
D’après la série de romans d’Andrzej Sapkowski
Avis : The witcher est une série de fantasy plutôt sympa. Rien de révolutionnaire ou d’original, mais ça se laisse regarder tout seul. Je n’étais au départ pas trop convaincue par le casting. Henry Cavill pour jouer Geralt de Riv ? Sérieusement ? Au final j’ai trouvé qu’il s’en tirait honorablement, même si je pense toujours qu’il manque d’aspérités pour réellement bien incarner le Sorceleur, il est bien trop lisse. Je n’ai été que moyennement convaincue par Yennefer également. Mais le plus gros souci de cette première saison pour moi c’est son manque de repères temporels. J’ai assez facilement compris que Geralt et Yennefer n’évoluaient pas sur la même ligne que Ciri, mais avoir lu précédemment Le dernier vœu m’y a sans doute aidé. En revanche même ainsi il y avait encore des problèmes pour les 2 premiers, car on ne sait jamais s’il s’est écoulé 1 semaine ou 10 ans entre 2 scènes – et parfois c’était 10 ans ! Et les personnages ne changeant pas du tout physiquement ça n’aide pas à situer l’action.


The Marvelous Mrs. Maisel | Saison 3 Logo du challenge series
Créée par Amy Sherman-Palladino (2017)
Avec Rachel Brosnahan, Alex Borstein, Michael Zegen, Marin Hinkle…
Série américaine – En cours, officiellement renouvelée pour une saison 4
Genre : Comédie historique
Format : 8×57’
Avis : J’avais eu un gros coup de cœur pour la saison 1 de cette série, et j’avais encore passé un excellent moment avec la saison 2. Mais j’ai bien failli passer à côté de celle-ci. Même si les épisodes sont toujours plaisants à regarder, ils manquaient aussi de punch. J’ai trouvé l’histoire sur Abe et ses pseudos révolutionnaires ennuyeuse. Midge de son côté est en tournée avec Shy Baldwin, et on la voit peu faire d’interventions sur scènes. Je suis loin d’avoir autant ri que dans les saisons précédentes. Cette saison 3 reprend un peu du poil de la bête à partir de l’épisode 6, où tout ne devient plus aussi policé. Ainsi pour moi les 3 meilleurs épisodes sont les 3 derniers. Même si j’ai adoré revoir Lenny dans l’épisode 5 😉 Visuellement, on reste dans les couleurs flashy et acidulées qui donnent un ton très gai à la série. La fin est dure pour Midge, elle découvre que le show-business est un monde impitoyable, d’une manière qu’elle n’avait pas anticipé.


The man in the high castle | Saison 3 Logo du challenge series
Créée par Frank Spotnitz (2015)
Avec Alexa Davalos, Rufus Sewell, Chelah Horsdal, Joel de la Fuente…
Série Américaine – Terminée
Genre : SF
Format : 10×55’
D’après le roman de Philip K. Dick
Avis : Après une excellente saison 2 j’étais impatiente de voir la suite de cette série, et je ne sais pas pourquoi j’ai autant tardé ! Même si, il faut le dire, j’ai trouvé cette saison un peu moins bonne, plus lente, je suis toujours bluffée par sa qualité. Cette saison 3 m’a fait froid dans le dos plus d’une fois !
On retrouve Smith toujours empêtré dans ses contradictions, mais qui ne lâche pas le parti qu’il a décidé de suivre. On en apprend plus sur son passé, et son personnage, complexe à souhait, est toujours l’un des plus intéressants de la série (si ce n’est le plus intéressant). La ligne sur sa femme s’étire un peu trop en longueur en revanche. Joe, quant à lui se retrouve dans une situation très difficile. J’ai eu de la peine pour lui et je ne veux pas vous spoiler, mais Joe !!!! J’ai été moins convaincue par les intrigues concernant Ed et Childan d’un côté, et le retour d’un personnage que l’on croyait disparu de l’autre.
J’ai commencé à regarder la 4e et dernière saison mais j’avoue que je l’ai mis en pause tellement je m’ennuyais.

4 comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *