Interview de Rachel Aaron

Interview de Rachel Aaron

Extraits de l’interview réalisée par Orbit…
Orbit : Comment avez-vous construit l’idée centrale du Voleur aux Esprits ?
Rachel Aaron : Tout a commencé, bien entendu, avec le personnage d’Eli. Il ne vient pas directement de moi mais du personnage de Donjons et Dragons d’un des copains de mon mari. Il jouait un voleur dont le but dans la vie est de valoir un million en or. J’adorais ce personnage, il m’obsédait. Un voleur dont la principale occupation serait d’essayer de faire monter la rançon sur sa tête ? Pourquoi ferait-il cela ? À quoi ressemblerait-il ? C’est ainsi qu’Eli est entré dans ma vie et qu’il s’est mis à parler à une porte (NdT : voir le début du roman). Tout a été facile ensuite. Les autres personnages ont nécessité plus d’aménagements, parfois radicaux, avant de tenir le rôle qu’ils jouent actuellement dans l’histoire. Miranda, par exemple, était à l’origine la voleuse rivale d’Eli. Elle a tenu comme ça environ un chapitre avant que je prenne conscience que cette fille avait beaucoup trop le sens du devoir pour voler quoi que ce soit. Après quelques tentatives avortées, elle est finalement devenue flic à la Cour, en quelque sorte, et la Cour des Esprits a émergé de mon besoin d’apporter un cadre à sa fonction. Ce fut un grand bouleversement et je n’ai jamais été aussi heureuse de me tromper sur un personnage. Josef, quant à lui, a été un ajout de dernière minute. Il a vu le jour parce que j’avais besoin de quelqu’un pour porter le Cœur de la Guerre, le seul cas où l’épée a vraiment choisi son possesseur à chaque niveau.
C’était une formidable expérience et je suis très heureuse du casting final. Il a évolué naturellement, comme le concept à l’origine du livre. J’avais donc un voleur et un flic, j’avais besoin d’un crime, et quoi de mieux comme crime que de kidnapper un roi ? Mais comme rien ne peut jamais se passer comme prévu, le roi devait avoir un frère odieux qui attendait en coulisses. Une fois tous ces éléments posés, le roman a trouvé son propre rythme.
Orbit : Quand vous avez commencé à écrire, aviez-vous prévu d’écrire une série ou est-ce le fruit du hasard ?
Rachel Aaron : J’ai essayé de tout mettre dans un seul livre. Sincèrement. J’avais lu sur des blogs d’éditeurs que les nouveaux auteurs ne devaient pas se lancer dans des séries, que ce n’était pas commercial, j’étais donc bien décidé à faire du Voleur aux Esprits un roman indépendant. J’ai même essayé de convaincre mon futur agent que c’était un roman indépendant. Il n’en a pas cru un mot. J’ai fini par admettre que c’était le premier roman d’une série et tout s’est très bien passé ! Je suis certes l’auteur du livre, mais celui-ci a vraiment vécu sa vie à partir de là. Je n’aurais pas plus pu en faire un roman indépendant que lui apprendre à laver la vaisselle. Parfois, il faut appeler un chat un chat…
Le pouvoir magique d’Eli – la capacité à communiquer avec des objets inanimés – est quelque chose d’assez nouveau et de fascinant. Comment vous est venue cette idée ?
Rachel Aaron : Comme je vous l’ai dit, je suis une geek, et l’un des trucs bien ringards que j’aime faire, c’est d’inventer des systèmes de magie. J’en ai des tonnes qui traînent, en attente d’une histoire, mais celui de la série d’Eli Monpress semblait taillé sur mesure pour quelqu’un dont le principal superpouvoir est de parler aux gens (et maintenant aux objets) pour les amener à faire ce qu’il désire. J’ai toujours aimé l’idée de communiquer avec les objets. Pas seulement avec des épées ou des objets importants, mais avec des objets stupides, banals comme des pots ou des cheminées. Je voulais créer un monde où tout peut vous parler, si vous savez écouter, et dans lequel les humains ne sont pas toujours l’espèce privilégiée. Nous sommes une jolie bande de grincheux, après tout. Je suis sûre que mon canapé ne m’apprécie pas plus que ça !
Orbit : Avez-vous un personnage préféré ? Si oui, lequel et pourquoi ?
Rachel Aaron : Eli, sans hésitation ! Il est de loin le plus amusant à raconter. Josef vient juste après parce que j’adore le franc-parler des épéistes, suivi de Gin, car il est lui aussi un soldat sans langue de bois. Miranda occupe également une place particulière dans mon cœur. Elle se bat tellement dur…
Orbit : Que réservez-vous à Eli et sa bande dans votre prochain roman, La Révolte des Esprits ?
Rachel Aaron : Tout s’est relativement bien passé pour Eli et les autres à Mellinor, mais à présent ils vont s’aventurer hors de Mellinor, dans ce vaste monde où tout est beaucoup plus compliqué… Après tout, comme Eli ne rate jamais l’occasion de le souligner, la rançon sur sa tête est très élevée. Mais l’argent attire l’attention, et cette attention rendra de simples braquages infiniment plus dangereux à commettre. Heureusement Eli a encore pas mal d’atouts dans sa manche… Dommage que la subtilité ne soit pas l’un de ses points forts ! Pendant ce temps, Miranda devra faire face aux conséquences du fait que non seulement elle n’a pas réussi à attraper Eli à Mellinor, mais aussi qu’elle a fini par l’aider. Disons simplement que son retour à la Cour des Esprits ne se passera pas de la façon chaleureuse et joyeuse à laquelle elle était habituée.
Pour voir l’interview complète, allez sur le site d’Orbit.

Author

Les pipelettes en parlent

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *