L’espion qui venait du froid / John Le Carré

L’espion qui venait du froid / John Le Carré

couverture du roman L'espion qui venait du froid de John Le Carre« Roulez à trente à l’heure, ordonna l’homme d’une voix tendue, anxieuse. Je vous indiquerai le chemin. Quand nous serons arrivés, il faudra descendre de voiture et courir jusqu’au mur. Le projecteur sera braqué sur l’endroit où vous devez passer ; tenez-vous immobiles dans le rayon lumineux. Dès que le faisceau sera déplacé, commencez à grimper. Vous aurez quatre-vingt-dix secondes. Vous monterez le premier, dit-il à Leamas, et puis ce sera au tour de la fille.»

Avis : Je ne suis pas très familière des romans d’espionnage. À part La mémoire dans la peau, Les roses noires, dans un style assez différent, sans doute 1 ou 2 Agatha Christie, et récemment, La chimiste, qui ne m’a pas du tout convaincue, je ne me souviens pas en avoir lu d’autres. Étonnamment, je suis plus amatrice de ce thème lorsqu’il proposé sous forme de film. L’espion qui venait du froid était donc pour moi l’occasion de parfaire ma culture, avec un classique du genre ! Paru pour la 1ère fois en 1963, et écrit par un véritable espion britannique, le roman dû être approuvé officiellement avant publication et fut accueilli comme une révélation par le public. Je vous recommande de lire à ce sujet la préface de John Le Carré, très intéressante.

L’intrigue de L’espion qui venait du froid peut sans doute aujourd’hui paraître un peu datée – ni action trépidante, ni gadgets dans ces lignes. Mais elle n’en n’est pas moins intéressante pour autant. Elle se base avant tout sur l’atmosphère tendue de l’époque, qui a dû résonner avec force à l’oreille de ses contemporains, sur un goût de la manipulation prononcée et des personnages ambigus. Le roman fait fi du glamour en vogue ses dernières années, et joue sur une certaine logique mathématique dénuée de sentiments, et le cynisme de la raison d’état.

En pleine guerre froide, Alex Leamas, agent secret britannique en poste à Berlin Ouest, subit un sévère revers lorsque le réseau qu’il avait mis en place à l’Est se fait entièrement décimer. Mis au rencart par ses supérieurs, il sombre dans l’alcoolisme et l’amertume. Entre double jeu et désinformation, les personnages n’auront que peu de chances dans cette partie d’échec impitoyable et machiavélique.

Prenant, intriguant, L’espion qui venait du froid achève le lecteur avec son final choc et poignant.

Roman publié aux éditions Folio (Policier) – Traduit de l’anglais par Marcel Duhamel et Henri Robillot

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