Quais du polar 2018

Quais du polar 2018

Comme chaque année, Lisou et moi, nous sommes faits un plaisir d’aller arpenter les couloirs du Palais du Commerce de Lyon pour les Quais du polar 2018. C’est toujours un moment riche de découvertes et de rencontres, avec les auteurs bien sûr, mais aussi tous les autres passionnés qui viennent chaque année en nombre !
Nous sommes parties armées de notre programme, du planning des dédicaces et d’une belle pile de livres !

Les rencontres

Pour cette édition 2018 des Quais du polar, pas moins de 123 auteurs et illustrateurs étaient invités. Nous ne pouvions bien sûr tous aller les rencontrer, voici ceux que nous avons privilégiés :

Pour Lisou:

Fabien Nury, pour mon mari, qui avait adoré le 1er tome de Il était une fois en France et du coup, j’ai pris les 2 suivants. Et j’ai lu le premier tome, que j’ai adoré, dans la queue interminable de leur dédicace. Mais cela valait vraiment le coup, car non seulement j’ai aimé la BD, mais mon voisin d’attente m’a fait lire Atar Gull, un grand moment de méchant esclave que j’ai adoré et j’ai aussi lu le premier Tyler Cross (oui l’attente fut très très longue…) qui m’a moins plu au niveau dessin. Mais surtout, nous avons pu discuter avec eux sur le « Pourquoi n’aiment-t-ils pas les femmes ? ». Et bien ils les aiment tellement qu’ils les font souffrir pour que nous les aimions aussi… Nous avons aussi appris qu’ils vont faire une BD sur une femme reine au Mexique ! Voici notre avant-première pour vous car je n’en ai pas trouvé traces sur le web… 😉

Pour Douglas Preston, qui est en fait un aventurier, j’ai eu la chance de faire une queue pas trop longue et proche de son éditeur qui nous a régalés de ses aventures pendant que l’on patientait car il est arrivé en retard. Il m’a ensuite dédicacé Mortel sabbat.

Sandrine Collette, que j’avais découverte aux QDP2017. Depuis, j’ai lu quasiment toutes ses œuvres ! Elle m’a cette fois signé Un vent de cendres.

Jacky Schwartzmann, dont j’ai hâte de lire le livre, que j’ai acheté, Demain c’est loin. C’est en discutant avec les libraires et un de ses fans dans la queue de Caryl Ferey, que j’ai eu envie de le lire. Superbe dédicace.

Caryl Férey, n’ayant lu que Condor, j’avais un peu d’appréhension au milieu de tous les fans avec plusieurs livres sous le bras… mais il est super abordable et maintenant j’en ai plein d’autres à lire.

Gioacchino Criaco, parce que l’Italie était à l’honneur. Je vous en dirai des nouvelles.

Pour Zina :

Fabien Nury & Brüno, j’avais adoré Il était une fois en France de Nury, et j’étais donc très curieuse de découvrir son nouveau cycle que l’on m’avait plusieurs fois vanté. La possibilité d’avoir en plus une dédicace de Brüno, l’illustrateur, n’a fait qu’ajouter à la tentation de découvrir Tyler Cross.

Pendant que Lisou faisait la queue interminable de Nury et Brüno, j’entamais vaillamment celle de Franck Thilliez, qui a dédicacé le dernier Sharko pour ma maman. La mienne ayant finalement duré moins longtemps, je suis allée la rejoindre dans l’attente, et nous avons pu faire dédicacer nos albums ensemble.

A.J. Finn, dont je suis très curieuse de découvrir le premier roman, La femme à la fenêtre, qui est en plus l’éditeur de Karin Slaughter (que j’adore si vous ne le saviez pas encore !), et qui parle très joliment français.

Romain Slocombe, que nous avons découvert un peu par hasard, et qui nous a dédicacé L’affaire Sadorski et Avis à mon exécuteur avec Lisou.

Yana Vagner, charmante, qui m’a parlé de ces différents romans et m’a bien sûr donné envie de tous les lire ! Pour ma peine, j’ai eu une jolie dédicace en français de Vongonzero 😉

Matz & Léonard Chemineau dont la BD Le travailleur de la nuit avait été un gros coup de cœur l’année dernière. J’ai eu grand plaisir à échanger avec eux et à voir le personnage de Rose prendre vie sous les traits de crayons de Léonard Chemineau.

Jérôme Camut & Nathalie Hug, que j’étais allée voir pour ma maman et qui m’ont convaincue avec une drôlerie irrésistible qu’il fallait absolument que je lise leurs livres !

Ruth Ware, dont j’avais apprécié les romans Promenez-vous dans les bois… pendant que vous êtes encore en vie et La disparue de la cabine n°10.

Karine Giébel, dont je lis toujours les livres avec beaucoup de plaisir, m’a dédicacé son dernier né, Toutes blessent, la dernière tue.

And the last, but not the least… j’ai eu le très grand plaisir et l’honneur d’être invitée à une rencontre particulière avec Karin Slaughter, une auteure que j’apprécie particulièrement et dont j’ai lu tous les livres parus en France. Ce fut un moment vraiment agréable avec une personne charmante et passionnante. Vous pouvez retrouver la retranscription de notre entretien ici !

Retrouvez toutes nos dédicaces sur l’album Quais du polar 2018 !

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Les conférences

Et parce que ce qui fait aussi tout le sel de ce salon ce sont les nombreuses conférences qui y sont proposées, voici un petit retour sur celles auxquelles nous avons assistées.

« Dreamers du noir, l’envers du rêve » avec Marin Ledun, Jérôme leroy, Michael Farris Smith, Jean-Pierre Rumeau, Gabriel Tallent et animé par Hubert Artus.

Nous attendions beaucoup de cette conférence, surtout pour son animateur Hubert Artus, qui est normalement pétulant et un peu irrévérencieux ! Il a malheureusement été terne et verbeux, et n’a pas réussi pour moi à faire le lien entre tous les auteurs. Ces derniers ont réussi à bien s’en sortir malgré tout.
Ils ont parlé d’une frange de population laissés pour compte, maltraités par la société. Mais qui essaie de se sortir de leur maldonne de naissance. La morale citoyenne et politique n’est pas vraiment le sujet de ces personnages qui sont tellement en marge que la vraie question pour eux est la survie.
J’avoue que La petite gauloise de Jérôme Leroy et Le vieux pays de Jean-Pierre Rumeau me tentent bien (Lisou).

« La soif du mal » avec Brüno, Daniel Cole, Christophe Molmy, Fabien Nury, Romain Slocombe et animé par Jacques Lindecker

Animateur passionnant, Jacques Lindecker, a su mener un dialogue et faire sortir des auteurs le meilleur (ou le pire lorsqu’ils répondent tous Non à la question « Est-ce que la soif du mal peut-elle s’épancher un jour ? »).
Il y a eu des rires au moment de leurs définitions de l’enfer : Pour Brüno, les problèmes de voisinage, pour Daniel Cole, l’ennui, pour Molmy, la page blanche, pour Nury, n’avoir ni livre ni film à lire ou regarder, et pour Slocombe cela serait la privation totale de liberté mentale.
Nous y avons appris une bonne approche d’écriture et de lecture : un classement des livres en fonction du niveau de réalisme que l’auteur (et le dessinateur) veulent donner. On a par exemple Tyler Cross avec un 3/10 au niveau réalisme (on voit la violence mais pas ses conséquences : hôpital, enterrement…) et un Il était une fois le France ou des Slocombe ou Molmy à 8-9/10 (avec des recherches historiques, des policiers normaux). Une définition sur le réalisme très intéressante et qui nous a convaincue !
Et j’ai adoré poser ma question sur ce qui les a amené à l’écriture. Leur réponse est passionnante (voir lien du replay) (Lisou).
Ces auteurs qui s’intéressent au « mal incarné » et à la nature humaine nous ont passionnées. Et Daniel Cole et Christophe Molmy sont désormais dans ma wish-list ! (Zina)
Petite info : Nous avons en plus appris que le 3e tome de la série Sadorski de Slocombe était à paraître à l’automne. L’auteur a pour ambition d’en faire 6 et d’aller jusqu’à l’épuration.

« Famille, les liens du sang » avec Michel Bussi, François-Xavier Dillard, A.J. Finn, Dirk Kurbjuweit, Karin Slaughter et animé par Élise Lépine

Excellente conférence où on a parlé de culpabilité, de bagages, de liens du sang, de ce qui définit une famille, et pas seulement dans les romans… mais bien dans la vie des auteurs aussi. Ce qui nous les rend plus proches et plus réels.
Pour tous, la famille est un terrain de jeu hallucinant et ils veulent dépeindre la violence (envers les femmes surtout) de façon réaliste. Et donc les femmes dans leurs livres ne sont pas des victimes ou, pour reprendre l’expression d’A.J. Finn, Damsel in distress. Il ne voulait pas que son héroïne passe son temps à penser aux hommes, et à vouloir qu’un homme vienne la sauver.
L’animatrice a également forcé tous les auteurs à prendre la parole sur le phénomène #metoo. Et mon plaisir de lire Bussi, s’en ai trouvé diminué car il n’a pas réussi à me convaincre (Lisou).
Je suis néanmoins repartie avec l’envie de lire Dillard et Slaughter (Lisou) et confirmé A.J. Finn pour Zina.
Petite info : le prochain roman de François-Xavier Dillard s’intitule Réveille-toi et paraîtra début juin.

Retrouvez toutes nos photos sur l’album Quais du polar 2018 !

quais du polar 2018 photos

Et vraiment ces conférences, et les rencontres que l’on fait dans les files d’attente ou aux stands des libraires sont pour moi, la vraie raison d’aller aux Quais du polar !

Toutes les conférences sont disponibles en replay !
Entrez dans le Gang !

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Les pipelettes en parlent

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