Un bon parti / Curtis Sittenfeld

Un bon parti / Curtis Sittenfeld

couverture de Un bon parti de Curtis SittenfeldToutes les mères de famille de Cincinnati sont dans les starting-blocks : le célèbre Chip Bingley vient de s’installer en ville. Ex-participant d’une émission de téléréalité, il est beau, médecin, riche et CÉLIBATAIRE. Le parti idéal.
Elizabeth Bennett, de son côté, s’en moque éperdument, d’autant que le jeune homme est toujours accompagné de son collègue, l’insupportable et suffisant Fitzwilliam Darcy. La jeune femme a de toute façon de quoi faire : elle a décidé de redresser les finances familiales malgré la résistance de trois sœurs qui vivent encore aux crochets de leurs parents et d’une mère qui soigne ses névroses à coups de shopping en ligne.
Quant à sa sœur aînée, Jane, elle n’a rien trouvé de mieux que de craquer pour le fameux Chip. Et puisque l’attirance semble réciproque, Elizabeth devra encore croiser ce foutu Darcy. Génial.

Avis : Un bon parti n’est pas trop le style de livres que j’aime lire habituellement. Mais lorsque j’ai eu la surprise de le découvrir dans ma boîte aux lettres, j’ai été curieuse de ce titre qui se proclamait une réécriture moderne d’Orgueil et préjugés. Et soudain j’ai eu envie de sortir de ma zone de confort.

Je l’avoue, je n’ai jamais lu le roman de Jane Austen, j’en ai seulement vu l’adaptation cinématographique avec Keira Knightley. J’ai toutefois trouvé que le roman de Curtis Sittenfeld parvenait parfaitement à mettre en scène les fameux thèmes de l’orgueil et des préjugés. Grâce à ses personnages et leurs interactions, l’autrice fait littéralement vivre ces travers tellement humains.

La quatrième de couverture promettait une réécriture « moderne » et je trouve que de ce côté également, c’est réussi. Malgré sa thématique, intemporelle !, de la course au mari, Un bon parti se situe résolument dans le 20e siècle : télé-réalité, personnages transgenres, insémination artificielle, liberté sexuelle et homosexualité… Malgré cela, j’ai trouvé dommage que l’autrice ne parvienne pas à s’affranchir du carcan du mariage. Je vais spoiler, mais qui a sérieusement un doute sur la fin de ce roman ? La scène où Liz demande à Darcy de l’épouser arrive beaucoup trop tôt dans leur relation. Dans un épilogue « 1 an plus tard », ou même 6 mois, oui, mais à ce stade, cela m’a surtout paru invraisemblable.

Les différentes romances des personnages m’ont laissée plutôt indifférente, même si j’ai trouvé la relation de « sexe hostile » entre Darcy et Liz assez amusante. J’ai également regretté des longueurs, surtout dans la 2e partie. J’avais parfois l’impression que cela n’en finissait plus ! J’ai lu que certains reprochaient au roman d’être trop cru et vulgaire, mais je pense que nous sommes dans une époque crue, vulgaire et frivole.

Au final, ce n’est toujours pas mon style, mais je dois reconnaître que la lecture n’était pas non plus désagréable. Un bon parti se lit même très vite, et j’ai apprécié sa dimension sociologique.

Roman publié aux éditions Presses de la cité – Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sylvie Schneiter

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