Humain.e.s. trop humain.e.s / Jeanne-A Debats

Humain.e.s. trop humain.e.s / Jeanne-A Debats

Couverture de Humaines, trop humain-e-s de Jeanne-A DebatsTestament, Tome 3

Je m’appelle Agnès Cleyre et je suis une sorcière. Une vraie cette fois. Ignorée durant toute mon existence par mes consœurs, voilà que la Grande Mère a enfin décidé de m’intégrer dans un convent. Mais pas le temps de m’interroger sur cet étrange revirement de situation. Au même moment, tous les vampires du Cénacle Majeur viennent de périr dans un mystérieux attentat, laissant à l’étude notariale de mon oncle la délicate question de la succession à régler et la garde d’un étrange coffre qui attire bien des convoitises. Serait-ce à cause de lui d’ailleurs qu’une pieuvre géante de l’espace s’est mise en tête de nous rayer de la surface de la Terre ?
Ma parole, tout l’AlterMonde semble devenir fou au même moment. Il ne manquerait plus que la fin du monde…

Avis : J’aime tout dans Humain.e.s. trop humain.e.s ! L’écriture inclusive du titre (pas tout le texte, hein ! cela serait illisible), la première de couverture flamboyante, le féminisme riant et qui sait s’auto-parodier, les attaques magiques sur la « meringue » du Sacré Cœur, l’humour canon, le chat surtout, et le fait que, même si c’est le troisième opus, je m’y suis sentie aussi à l’aise que si j’avais déjà lu les deux premiers.

Il y a de l’action (une sirène, des zombies, des gargouilles, des loups-garous communistes, des vampires très BCBG, des sorcières ratées ou pas tant que ça, et un poulpe extra-terrestre… entre autres), des gadgets sensas (une épée qui s’appelle bidule, des vêtements moulants sortis de l’imagerie SM, des brosses spéciales coupe afro, un coffre millénaire…), de l’Histoire (avec des allers-retours dans les carnets de Navarre de « vers » le XIVème siècle), de l’humour plus ou moins noir, des faits historiques et sociétaux (viols et violences aux femmes ET aux hommes du moyen âge entre autre, alerte sur un racisme banalisé, violence policière, et attentat) et un petit-je-ne-sais-quoi des enquêtes de Stéphanie Plum de Janet Evanovitch car notre Héroïne, Agnès, a plusieurs « hommes » dans sa tête (dont certains au sens propre). Attention, j’ai bien dit petit le je-ne-sais-quoi, car ce livre est quand même plus sérieux et son univers est beaucoup plus élaboré ! Sans rien enlever à Plum, que j’aime également beaucoup lire.

L’histoire d’Humain.e.s. trop humain.e.s parle aussi de trahisons, d’arriver à faire sa place et de trouver et garder des amis. On y parle féminisme au sens large, mais sur un ton assez léger et qui fait réfléchir sans en avoir l’air.

Je me suis bien amusée à le lire, non sans ressentir également une urgence à connaître la fin de ce beau roman d’urban fantasy. Et évidemment, maintenant il va falloir que je trouve les deux premiers opus… **

Roman publié aux éditions ActuSF

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