Brasier / Brandon Sanderson

Brasier / Brandon Sanderson

Couverture de Coeur d'acier de Brandon SandersonCœur d’acier, Tome 2

« Je m’appelle David Charleston, et je tue ceux qui ont des super-pouvoirs. »
Cœur d’Acier est mort et Newcago est libre. La disparition du tyran aurait dû rendre la vie plus simple, et pourtant David se pose des questions. Mais personne à Newcago ne peut lui offrir de réponses… C’est à Babylon Restored, autrefois Manhattan, gouvernée par la mystérieuse Épique Regalia, qu’il peut espérer les trouver. Se rendre dans une ville oppressée par un nouvel Épique despote est une entreprise délicate, mais David est prêt à courir le risque. Parce que tuer Cœur d’Acier a laissé un trou dans sa vie, à l’endroit où sa soif de vengeance se nichait autrefois. Ce manque a été comblé par une autre Épique : Brasier, que les Redresseurs ont un jour connue sous le nom de Megan. Et David est prêt à se lancer dans une quête plus dangereuse encore que son combat contre Cœur d’Acier pour la retrouver.

Avis : J’avais lu des avis disant que Brasier était super prenant et intense ; j’attendais donc quelque chose de vraiment supérieur à Cœur d’acier (qui était juste sympa). Malheureusement, celui-ci est du même niveau, et mon attente trop élevée a engendré ma déception. Brasier est très sympa mais il ne m’a pas retourné la tête. Brandon Sanderson nous offre ici un nouveau « film » de super-héros.

L’auteur nous transporte dans un nouveau décor spectaculaire. Nous quittons Newcago, la ville d’acier, pour Babilar, ville submergée par les flots. Dans cette cité post-apocalyptique, arbres fruitiers et végétation ont envahis ce qui reste des immeubles de Manhattan. Le tout est une nouvelle fois très visuel. David, Prof et Tia se rendent à Babilar pour vaincre Régalia, une Haute épique qui a autrefois connu Prof, et qui ne cesse d’envoyer ses émissaires pour tenter de le tuer. Ou d’attirer son attention. Pour les aider, ils vont intégrer une nouvelle équipe de Redresseurs.

Ainsi de nouveaux personnages intègrent le cast. Du côté des Redresseurs, seule se démarque Mizzy, par sa fraîcheur et sa maladresse. On espère d’ailleurs la revoir. Excel est plutôt transparent, et la perpétuelle mauvaise humeur de Val est juste agaçante. Bien sûr, ce sont les nouveaux Épiques et l’originalité de leurs pouvoirs qui rendent le tout attractif. Celui de Régalia par exemple, est de dominer l’eau. Ainsi, elle contrôle tout dans la cité, son don lui donnant même une certaine omnipotence dans ce contexte particulier.

Sanderson approfondit le background autour des Épiques. On en apprend plus sur Calamité notamment, et certaines des certitudes de David se voient remises en question. Le récit est dynamique, sans temps mort, rythmé par les missions des Redresseurs. On voit néanmoins la fin arriver à des kilomètres.

L’auteur intègre une certaine noirceur à son histoire. Celle-ci se veut d’ailleurs leçon de vie, cristallisée par le personnage de David, à travers ses actions et réflexions : son regard sur les autres, apprendre à affronter ses peurs, se dépasser, réfléchir sur ce qui transforme les gens en héros… J’avoue avoir trouvé ça un poil dogmatique.

Brasier est un bon divertissement. Mais il ne faut pas en attendre plus.

Roman publié aux éditions Le livre de poche – Traduit de l’anglais par Mélanie Fazi

Lire aussi l’avis de Johanne, nettement plus enthousiaste 🙂

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