Interview L’appel de l’Imaginaire

Interview L’appel de l’Imaginaire

Si vous aimez les littératures de l’imaginaire, vous n’avez pu passer à côté de l’effervescence qui règne parmi ses acteurs depuis quelques mois : pétition, états généraux… Le collectif L’appel de l’imaginaire (Actu SF, Atalante, Au Diable Vauvert, Le Bélial’, Critic, Mnémos, les Moutons Électriques, la Volte), à l’origine du mouvement, nous a fait le plaisir de répondre à quelques questions. Décryptage !

  • Pouvez-vous nous présenter ce mouvement ? Quel est son but ? De quoi est-il né ?

La situation des littératures de l’imaginaire a provoqué ces derniers mois plusieurs discussions avec des auteurs, ou entre éditeurs, suscitant des envies et la mise en place de certaines initiatives. Il y a une certaine conjonction actuellement des idées. Pour aller plus loin, nous avons eu envie à travers cet appel de proposer d’essayer tous ensemble dans un mouvement fédérateur de trouver des solutions aux problématiques de nos littératures. Comment pouvons nous la promouvoir, lui donner plus de visibilité ?

  • Qu’attendez-vous de la pétition* ? Combien de signatures espérez-vous obtenir ?

A vrai dire, on est assez épaté du nombre de signataires. On n’en espérait pas autant, preuve sans doute que notre intuition est la bonne. Il y a beaucoup d’attente mais aussi d’envies partagées par un grand nombre.

  • Pourquoi avoir choisi ce nom : les États Généraux ? Ne craignez-vous pas une connotation un peu trop vielle France ?

Peut être, mais c’est porteur de sens. Les mots sont là pour rassembler et parler au plus grand nombre. L’objectif c’est que tout le monde puisse comprendre immédiatement de quoi il s’agit.

etats generaux de l imaginaire

Les États Généraux se dérouleront le 4 novembre aux Utopiales de Nantes, inscrivez-vous !

  • Comment les imaginez-vous ?

L’idée, c’est de travailler dans deux directions. D’abord essayer de faire un état des lieux des littératures de l’imaginaire en France. Quelle est l’évolution des ventes ? Quelle représentation avons-nous dans les médias par rapport au poids du genre dans le marché ? Quelles sont les relations avec les pouvoirs publiques ? Et puis le deuxième axe c’est de travailler par groupes autour de différentes thématiques pour essayer d’esquisser des réponses aux problématiques. On lancera tout ça aux Imaginales. Les États Généraux auront lieu pendant les Utopiales à Nantes et on devrait y arriver avec des chiffres et des propositions. Nous n’en serons alors qu’au début…

forum appel de l imaginaire

Vous voulez aider ? C’est par ici que ça se passe !

  • Pensez-vous que les éditeurs généralistes qui ont des collections en sfff vont vous suivre ? Certains se sont-ils déjà positionnés ?

Il faut distinguer les institutions des individus. Les grandes maisons d’édition en tant que structures ne se sont pas positionnées et c’est relativement normal. Après on discute beaucoup avec les gens à l’intérieur de ces structures.

  • Et craignez-vous que l’impact soit moindre s’ils ne le font pas ?

Pas forcément. Vous avez déjà 1400 signataires : auteurs, éditeurs, traducteurs, illustrateurs, journalistes, bloggeurs, lecteurs… Cela fait déjà pas mal de monde…

  • Que pensez-vous de la démarche de certaines maisons d’édition qui publient des romans de sfff sous une collection blanche ? La voyez-vous comme une tentative d’attirer un nouveau public, de s’affranchir des étiquettes de genre ?

En tant que collectif, nous pouvons pas donner de sentiment personnel sur cette question. Simplement, c’est un élément à prendre en compte dans notre état des lieux. Ce phénomène fait partie de l’équation globale.

  • Selon vous, de quoi vient ce manque d’intérêt des médias pour les genres de l’imaginaire ? Alors que parallèlement, ils rencontrent un grand succès au cinéma ?

Vous avez raison, les genres de l’imaginaire sont très présents au cinéma, mais aussi dans le jeu vidéo, la bande dessinée et plus globalement dans l’imagerie globale de notre monde. Pour nos littératures, la situation nous semble plus complexe, d’où l’idée de faire un état des lieux. Nos littératures sont elles présentes dans les médias et dans quelle mesure ? On va travailler dans les prochaines semaines pour regarder concrètement ce qu’il en est.

appel a la mobilisation des acteurs de l imaginaire

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Les pipelettes en parlent

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