Tungstène / Marcello Quintanilha

Tungstène / Marcello Quintanilha

couverture de Tungstene de Marcello Quintanailha Salvador de Bahia, Brésil, de nos jours. Les chemins de quatre habitants de la ville vont se croiser au pied du Fort de Notre-Dame de Monte Serrat, à l’occasion d’un fait divers. Cajù, un dealer à la petite semaine en galère, monsieur Ney, militaire à la retraite complètement névrosé et Richard, policier réputé mais mari exécrable en passe de se faire quitter par sa femme, Keira, se retrouvent tous impliqués dans un incident d’apparence anodine, mais qui va vite dégénérer en une situation dramatique.

Avis : Tungstène a été très surprenante pour moi ; bonne surprise, mais très loin de ce que je suis habituée à lire en BD.

D’abord, à cause de son graphisme, et quel graphisme !!!! Noir et blanc (et gris !), alors que la première de couverture fait presque rêver avec ses couleurs pastel vibrantes. Mais j’ai beaucoup aimé le traitement des yeux et des visages en « close up ».

extrait de la bd Tungstene de Quintanilha

Ce qui m’a ensuite emportée, c’est l’histoire de ces quatre personnes qui évoluent dans le même quartier. Un blanc, Mr Ney, ancien marine qui essaie de « se la péter » un peu. Puis Caju, un jeune black, dealer à ses heures. Enfin, Keira et Richard, les amoureux. Richard est flic, accessoirement.

La lecture de Tungstène est extrêmement fluide alors que le récit est assez sinueux et les implications sur les vies des autres protagonistes considérables, et révélées longtemps après. Le suspense est vraiment très bon.

J’ai été aussi surprise de la profondeur des personnages. Malgré toute la violence de cette histoire, il y a de la place pour un peu de psychologie.

La fin est une merveille de recommencement. Elle en surprendra plus d’un et vaut toutes les péripéties violentes de cette histoire.

Bel objet mais pas que, ce roman-BD est à lire autant qu’à déguster du regard.

extrait de la bd Tungstene de Quintanilha

BD parue aux éditions Ça et Là – Traduit du portugais (Brésil) par Marie Zéni et Christine Zonzon

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