Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle / Jonas Jonasson

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle / Jonas Jonasson

couverture de Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas JonassonRésumé : Le jour de ses cent ans, alors que tous les notables de la ville l’attendent pour célébrer l’événement, Allan Karlsson s’échappe par la fenêtre de sa maison de retraite quelques minutes avant le début de la fête organisée en son honneur. Ses plus belles charentaises aux pieds, le vieillard se rend à la gare routière, où il dérobe une valise dans l’espoir qu’elle contienne une paire de chaussures. Mais le bagage recèle un bien plus précieux chargement, et voilà comment Allan se retrouve poursuivi par la police et par une bande de malfrats… Commence alors son incroyable cavale à travers la Suède, mais aussi, pour le lecteur, un étonnant voyage au coeur du XXe siècle, au fil des événements majeurs auxquels le centenaire Allan Karlsson, génie des explosifs, a été mêlé par une succession de hasards souvent indépendants de sa volonté.

Avis : Effet boule de neige dans le présent : un vieil homme, Allan (1) s’enfuit de sa maison de retraite. Il vole une valise à Bolt, un jeune homme du groupe de petites frappes Never Again. Cette valise se trouve être pleine de billets, 50 millions pour être exacte.

Contre toute attente, car tout le monde pense qu’un centenaire ne peut pas aller très loin, Allan prend un bus qui le mène près du deuxième personnage important de la troupe, Julius (2). S’ensuit la mort de Bolt dans une chambre froide. Et la fuite des deux protagonistes avec un troisième acolyte, Benny (3), qui tient un stand de hot dog au milieu de nulle part et qui conduit une Mercedes. Les trois personnages devenus amis, fuient le groupe Never Again et bien sûr la police qui recherche autant le vieux monsieur que des potentiels cadavres sur leur route. Il faut bien dire que les cadavres ne sont jamais retrouvés mais un chien de la police suspecte les meurtres.

Si vous me suivez encore, accrochez-vous car on accélère!

S’ajoute ensuite à cette troupe, Gunilla dite The beauty (4), dont Benny tombe amoureux. Elle possède une éléphante, Sonya (5) et un chien, Buster (6). La course poursuite continue avec l’inspecteur Aronsson qui joue de malchance et ne fait que louper de peu les compères. Et cette fois, ceux-ci s’enfuient dans un car transformé en maison pour éléphant car Sonya est bien sûr du voyage ! Le procureur Ranelid entre en scène ainsi que Bucket et Pike dit The Boss, de la bande des Never Again. Bucket va connaitre un fin tragique. The Boss va réchapper à un accident de voiture mais être bien amoché ! Il va devenir le huitième acolyte de la troupe (8) après le frère de Benny, Bosse (7) qui accueille toute la troupe dans sa ferme.

couverture de The hundred year old man who climbed out the window and disappeared de Jonas JonassonL’erreur judiciaire n’est pas loin car aucun des cadavres n’est retrouvé où il devrait l’être (l’un à Riga et l’autre en Égypte quand même !!!!!) et le procureur doit accuser le chien policier pour s’en sortir.
Ensuite tout ce beau monde + l’inspecteur Aronsson (9) part en vacances à Bali dans un avion affrété spécialement pour transporter l’éléphante.

Effet boule de neige dans le passé puisque ce vieux monsieur de 100 ans a vécu plusieurs vies en une seule, certes longue. Il a été expert en dynamite, non seulement pour une compagnie locale, mais aussi pour les américains, les espagnols, les afghans, les russes et les Balinais. Mais il a également été espion, en prison et au goulag. Il a d’ailleurs rencontré Churchill, Franco, Robert Oppenheimer du projet Manhattan, Staline, le frère d’Einstein, Popov, Truman et le professeur Bernard Lundborg, un savant fou qui croyait en l’eugénisme et qui a castré notre cher centenaire… Il a été de tous les grands tournants de l’Histoire et sur toute la planète.

J’ai beaucoup aimé ce road movie rocambolesque qui nous fais vivre des moments d’Histoire, du côté absurde ou parfois, obscur de la force. Tout comme La fractale des raviolis, mais en bien plus poussé niveau boule de neige et lien historique,  Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle m’a fait rire, m’a entrainée sur les traces de personnages plus ou moins connus. Il m’a tenu en haleine de bout en bout.

Et même si les premiers chapitres sont un peu longs, très rapidement tout s’accélère et s’intensifie ! Cette épopée moderne où les grands de ce monde sont vus comme des lourdauds, des psychopathes ou des mégalomanes inconséquents est vraiment hilarante et la morale de cette histoire est « things are what they are and whatever will be will be« .

Roman publié par Hesperus press limited – Traduit du suédois vers l’anglais par Rod Bradbury

2 comments

  • Quelqu’un me l’a prêté mais je n’ai pas pu dépasser une dizaine de pages : je n’ai pas accroché du tout. Dommage, mais ça ne devait pas être le bon moment ou pas le bon style de livre pour moi. Contente que tu aies apprécié.

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    • lisou

      Dommage!
      On ne peut pas tout aimer non plus, pourtant je te conseille de continuer un petit peu, cela devient vraiment déjanté à partir de la vingtième page, qu’il prenne le bus et rencontre son premier acolyte….

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