Arthamios / Luc Van Lerberghe

Arthamios / Luc Van Lerberghe

couverture de Arthamios de Luc van LerbergheChroniques d’un esprit vagabond, Tome 1

Plongez dans les Terres Connues, un monde où la magie est partout. Les courants magiques régissent le monde et les mages sont connectés les uns aux autres. Mais un beau jour, tout cela va changer.
Un garçon du nom d’Arthamios se réveille blessé dans une forêt. Amnésique, il ne sait pas où il est, qui il est ni d’où il vient. Mais rapidement, les plus puissants mages vont se mettre à sa poursuite car Salarios, porteur du sceptre de pouvoir et mage despote, sent qu’Arthamios n’est pas un garçon ordinaire. Il représente une menace pour son projet de conquête du monde. Et pour cause, le jeune garçon semble posséder des pouvoirs surpuissants, voire inquiétants.
Plongez avec Arthamios dans un monde peuplé de créatures toutes plus diverses et fascinantes les unes que les autres. Mentrools, Fiaunes, Elfiens ou Fourins, qui va le croire ? Qui va l’aider ? Parviendra-t-il à convaincre les mages qu’il n’est pas une menace ? Arrivera-t-il à contrôler sa puissance et à vaincre Salarios, cet étrange et cruel mage qui est apparu mystérieusement de nulle part plusieurs années auparavant en prétendant que le sceptre de pouvoir lui revenait de droit ?

Avis : Une envie de m’évader dans un autre monde, promesse que semblait faire la couverture de ce roman. Et ce premier tome de la trilogie tient ses engagements dès les premières lignes.

L’amnésie du personnage principal, Arthamios, permet d’apprivoiser ce nouveau monde à ses côtés. On se prend alors d’affection pour le géant Rahauric qui le recueille et le guide dans cet univers. Incarnant la force surhumaine mais aussi la solitude, il n’hésite pas à bouleverser son quotidien pour une cause dont les tenants et les aboutissants lui échappent. Bien entendu, dans tout monde magique, il y a le tyran, le grand méchant, ici pleinement et délicieusement incarné par Salarios. Si les dessins de ce tyran nous échappent tout autant qu’à Arthamios, on apprend au fur et à mesure à maîtriser les subtilités de l’organisation politique des Terres Connues, au gré des rencontres de notre jeune héros.

On s’imagine facilement les créatures et les reliefs mis en place par l’auteur, même s’il m’a fallu une bonne dose de concentration au début. On est alors pris par l’intrigue, assoiffé par les découvertes qui rythment allégrement le roman. La plume fluide de Luc Van Lerberghe contribue à nous faire entrer dans son univers qui fourmille d’originalité et d’imagination, mais reste cohérent et inédit. Petit bémol tout de même pour quelques formules maladroites, expressions langagières trop pompeuses et coquilles de mise en page trop nombreuses.

Je reste toutefois déçue par les protagonistes féminins. Si les hommes ont un caractère tout en subtilité, entre forces et failles, les femmes manquent justement de caractère. Je les trouve trop immatures vis-à-vis de leurs positions sociales, voire parfois écervelées. De plus, j’ai trouvé que l’auteur leur prêtait des paroles parfois trop minaudées par rapport au contexte de l’action. D’autant plus que certains événements sont souvent servis en accéléré, brièvement traités de manière à faire avancer les personnages sans s’attarder sur des détails futiles. Luc Van Lerberghe fait confiance au lecteur pour qu’il s’immerge dans son monde sans en avoir tous les détails dès les premières pages, afin de créer des effets de surprise tout au long de l’intrigue.

Dernière chose appréciable, et pas des moindres : le dénouement permet de clore l’intrigue principale, tout en lançant des questions menant à un second tome. Cela change du schéma traditionnel des trilogies.

Roman publié aux éditions le Héron d’argent.

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