Flesh and Bone – Saison 1

Flesh and Bone – Saison 1

affiche de la serie flesh and boneSynopsis : Des corps meurtris, une pression insupportable et des jalousies constantes, tel est le quotidien des danseurs de ballet. Un quotidien dont rêve Claire, jeune danseuse de Pittsburg fraichement débarquée à New York pour intégrer l’American Ballet Company. Là-bas, la jeune fille devient la coqueluche de Paul Grayson, directeur artistique colérique, sadique et manipulateur qui voit en elle une future star, une Etoile.
Elle découvre que le prix à payer pour y parvenir n’est pas que celui de la torture de son corps au fil d’entrainements drastiques et de privations. Cela revient, parfois, à vendre son âme au diable.

Créée par Moira Walley-Beckett (2015)
Avec Sarah Hay, Ben Daniels, Emily Tyra
Statut : Terminée
Série américaine – Genre : Drame – Format : 8 x 50’

Avis : En débutant cette série je m’attendais à une intrigue très « paillettes et strass ». Pas du tout ! Flesh and Bone est une série sombre et dérangeante, sur fond de compagnies de ballet et du quotidien des danseurs : blessures, drogues, jalousie, chantage… un envers du décor très noir.

L’histoire de Claire, l’héroïne, est distillée au fil des épisodes. Chacun d’entre eux apporte de nouvelles révélations qui m’ont laissée tantôt peinée, tantôt dégoutée et rarement heureuse. En retrait et fragile au début de la saison, son caractère se renforce jusqu’au final, où son ascendant sur les autres personnages est à son apogée.

Contrairement à de nombreuses séries, pas de flashbacks ici. C’est au gré des dialogues et des relations entre les personnages que l’on apprend le passé de Claire. J’ai donc dû parfois faire preuve d’imagination pour recoller les morceaux de l’histoire.  Cet aspect de la narration rend son personnage intriguant et évite au spectateur de perdre le fil en alternant passé et présent.

L’ambigüité de sa relation avec son frère Bryan renforce le sentiment de malaise général. J’ai nagé dans un véritable mélange de violences physiques et psychologiques, et je me suis souvent demandé si les personnages allaient se sortir de toute cette noirceur. Par ailleurs, plus j’avancais dans la série plus je me demandais lequel des deux était le plus fort.
Quant à ses relations avec les autres danseurs, elles sont tout aussi difficiles. Son talent l’isole, exacerbe les jalousies, pousse chacun des personnages à faire des choix méprisables et ignobles vis-à-vis d’eux-mêmes et des autres.

Les scènes de danses, assez peu nombreuses au début, augmentent progressivement jusqu’à livrer le ballet final dans son intégralité. Ce dernier est filmé avec des plans larges réguliers et suffisamment longs pour apprécier cette performance.

Autre point que j’ai apprécié : il s’agit d’une mini-série de 8 épisodes. Pas de saison 2 et donc pas de cliffhanger à la fin de cette saison. L’histoire se termine là et de manière assez abrupte, toujours très sombre mais en offrant une fin à chacune des intrigues. Flesh and Bone m’a tellement remuée que je n’étais pas prête pour une autre saison.

Deux bémols cependant : d’abord la série compte peu d’épisodes mais beaucoup d’histoires parallèles, qui donnent parfois une impression de fouillis ; ensuite, elle est vraiment très noire et ses personnages sont beaucoup dans l’excès ce qui confère une image très négative à cette profession. Mais on reste dans une œuvre de fiction et donc à prendre comme telle.

En résumé, j’ai vraiment aimé Flesh and Bone (pour preuve, je l’ai dévoré en 2 jours). Une très belle série, très sombre, qui ne m’a pas laissé indifférente. Ses personnages très charismatiques, son intrigue très loin des tutus et des paillettes auxquels je m’étais attendue m’ont beaucoup marquée, et même après plusieurs mois de fin de visionnage, il m’arrive régulièrement de repenser à cette série.

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