Les Traqueurs / Antoine Bombrun

Les Traqueurs / Antoine Bombrun

couverture de Les traqueurs de Antoine BombrunRésumé : Trois bannis jetés dans une quête impossible, où vengeance et salut s’entremêlent. Les yeux blancs, l’âme noire. Un nécromancien, dont la folie n’a d’égal que la puissance.
Vole, vole, vole et virevolte ; ma mémoire tangue comme une barque sur les flots !

Avis : Rhyunâr, Thief et Shiujih partent à la recherche du Nécromancien qui les a marqués, faisant d’eux des parias pour les autres hommes. Durant leur quête de vengeance et de liberté, ils rencontrent d’autres personnages qui les soutiendront ou se mettront en travers de leur chemin sanglant. Difficile de résumer Les Traqueurs sans en dévoiler trop !

J’ai beaucoup aimé Les Traqueurs autant pour son ambiance sombre que pour son style très particulier.
Tout d’abord, le roman est écrit à la deuxième personne. Le narrateur, invisible, raconte à Shiujih l’histoire depuis leur rencontre mais selon son propre point de vue. Autant dire que ce n’est pas commun. Cet usage du « tu » m’a directement impliquée dans le récit comme si j’en étais l’héroïne, un peu style « caméra embarquée ». Si au début de la lecture j’ai été surprise par le style de narration, je m’y suis finalement très vite faite et c’est l’un des points que j’ai le plus aimé dans cette lecture.

La narration alterne entre l’histoire commune du narrateur et du héros et des scènes du passé de Shiujih ce qui apporte du suspens à la lecture. Ces passages sont racontés à la troisième personne. Cela permet de comprendre que le narrateur n’a rejoint Shiujih que plus tard et donne envie de poursuivre la lecture pour découvrir ce moment. L’ambiance qui en découle est très mystérieuse.

Comment Shiujih est-il devenu un marqué ? De quoi cherche-t-il à se venger ? Le roman offre beaucoup d’aventure. Les descriptions très visuelles ainsi que le riche vocabulaire médiéval et fantaisie m’ont plongée dans l’univers des démons et des chevaliers. L’impression générale est qu’Antoine Bombrun a soigneusement choisi chacun de ses mots. Le style est même parfois poétique ce qui contrebalance avec la violence des dialogues et de certaines scènes.

Quant aux personnages, je les ai trouvés tous très charismatiques et différents. Ils s’insupportent les uns les autres mais sont pourtant très soudés par leur quête commune : la destruction du nécromancien. Ils forment une véritable équipe, chacun avec leurs dons particuliers : Rhyunâr, l’épéiste avide de sang et de combats, Thief, le vieux sage maîtrisant la magie noire et Shiujih, l’arbalétrier et héros de l’histoire.

J’ai trouvé la fin de l’histoire surprenante. Le fait que chaque personnage trouve sa place dans la scène finale m’a beaucoup plu.

Roman publié aux éditions L’Attelage

1 comment

  • De très bons souvenirs de cette lecture aussi.
    Ce qui est drôle, c’est que le ressenti sur la structuration est commun, alors que sur l’histoire en elle même c’est beaucoup plus variable.

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